Bruno Bernard, ancien président de la métropole de Lyon, a récemment annoncé sa candidature aux élections sénatoriales, suscitant une surprise en septembre. Il a présenté une liste dissidente à gauche, ce qui crée une division dans le camp progressiste, alors qu’une autre liste écologiste, menée par le sénateur Thomas Dossus, existe déjà. Bruno Bernard a expliqué que de nombreux électeurs de gauche et écologistes refusent de voter pour des listes qui incluent des candidats ayant entravé l’union à gauche lors des dernières élections municipales et métropolitaines.
Bruno Bernard a perdu en mars les élections pour la présidence de la métropole de Lyon face à Véronique Sarselli, candidate de la droite (LR), en raison des divisions au sein de la gauche. À l’époque, la France insoumise, qui faisait partie de son exécutif, a mené une campagne indépendante. Bien que des efforts aient permis une fusion technique à Lyon, permettant au maire écologiste Grégory Doucet d'être réélu, cette coalition n’a pas fonctionné à la métropole. Les négociations ont échoué en raison de l’intransigeance de Gabriel Amard, député de la France insoumise, et d’Hélène Geoffroy, alors maire de Vaulx-en-Velin et vice-présidente de la métropole.
Hélène Geoffroy figure en deuxième position sur la liste officielle de la gauche menée par Thomas Dossus, tandis que Gabriel Amard mène une liste indépendante de la France insoumise. Bruno Bernard a expliqué que de nombreux électeurs de gauche refusaient de voter pour ces deux listes. Il a précisé que sa propre liste était "légitime, engagée et n’a demandé le soutien d’aucun parti". Son annonce a été immédiatement condamnée par Thomas Dossus, qui a affirmé que "affaiblir la gauche dans le Rhône par la division, ce n’est pas envoyer un message, c’est fournir un siège de plus à ceux qui sont en train de faire basculer le pays vers le pire".
Bruno Bernard a indiqué que son choix était un "choix local" suite à un "accord déséquilibré" avec le Parti socialiste et "pas validé démocratiquement". Il a précisé s'être mis en retrait de son parti, acceptant le risque d'être suspendu. Il a souligné que d'autres personnalités écologistes, comme Yannick Jadot ou Sandrine Rousseau, qui ont soutenu des candidats différents lors de la présidentielle, n’avaient pas été sanctionnées. Dans le département du Rhône, où sept sièges de sénateurs doivent être pourvus, la droite est également fragmentée, avec quatre listes potentielles à ce stade.
Ecologiste Bruno Bernard lance une liste dissidente aux sénatoriales dans le Rhône
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