Le président argentin Javier Milei a entamé mercredi une visite de trois jours en France. Élu en décembre 2023, Milei incarne une politique ultra-libérale qui a divisé l'opinion publique argentine. Cependant, certains politiques français, notamment des candidats à l’élection présidentielle, le regardent comme un exemple à suivre. Si sa vision est souvent perçue comme opposée à la gauche française, elle est parfois saluée par des figures de la droite ou du centre. Parmi les figures politiques qui ont exprimé leur admiration pour Milei, on compte des noms comme David Lisnard, Sarah Knafo, Guillaume Kasbarian et Eric Ciotti. Ils ont tous, à un moment ou un autre, loué ses réformes, qui incluent une réduction drastique des dépenses publiques et une déréglementation de l’économie. Eric Ciotti, par exemple, a déclaré en mai 2025 que "ce qu'il a fait en Argentine est extraordinaire, il a réduit les déficits de façon considérable parce qu'il a réduit les dépenses, ce qui a nourri une croissance beaucoup plus forte pour l'Argentine". Sarah Knafo, dans son livre Le casse du siècle, publié récemment, a également défendu les politiques de Milei. Elle a plaidé pour une réduction des dépenses publiques et du nombre de fonctionnaires, estimant que "les Argentins ont goûté à la liberté, et ils en redemandent". Elle a également affirmé que "quand les Français pourront enfin jouir du fruit de leur travail, sans que l’État le leur vole, plus personne ne voudra entendre parler du socialisme dans notre pays". Guillaume Kasbarian, un député proche de Gabriel Attal, a exprimé son soutien à Milei sur les réseaux sociaux après la victoire de son camp lors des élections législatives en Argentine. Il a souligné que "ceux qui devraient avoir honte sont ceux qui défendent Chávez, Castro et les dictatures communistes d’Amérique latine". David Lisnard, lui, a également défendu la politique de Milei, estimant que la France pourrait s’inspirer de ses réformes économiques pour sortir d’un "spirale infernale de l’interventionnisme, de l’étatisme et de l’égalitarisme". Cependant, la politique de Milei ne se limite pas à l’économie. Il a récemment exprimé un positionnement conservateur sur des sujets comme l'avortement, considérant que "l'avortement revenait à assassiner des enfants dans le ventre de leur mère". Cette position a déclenché des critiques de militants féministes en Argentine. En France, ses partisans semblent plus discrets en ce moment, alors que l’économie argentine souffre de la hausse de la pauvreté, qui touche désormais 32,3 % de la population. Pendant sa visite en France, Milei tente d'attirer des investissements étrangers pour relancer la croissance de son pays.