Une structure étatique critiquée en France

Maurice Laouchez affirme que la situation actuelle de la France est la plus claire qu'elle ait connue depuis 50 ans, l'irresponsabilité organisée au sein de l'État étant, selon lui, une cause majeure de la violence, tant en France métropolitaine que dans ses territoires d'outre-mer comme la Martinique et la Guadeloupe.

Les racines de l'irresponsabilité dans le secteur public

Laouchez souligne que les agents publics gèrent 57 % du produit intérieur brut du pays, un système qui, selon lui, trouve son origine dans le premier statut de la fonction publique, créé en France occupée en 1941 par le maréchal Pétain, puis modifié en 1946 par le secrétaire général du Parti communiste. Le but, affirme-t-il, a toujours été de contrôler le pays au profit de ceux qui détiennent le pouvoir.

L'extension de l'influence du secteur public

Les familles politiques qui ont promu des slogans anarchistes comme « il est interdit d'interdire » et « sous les pavés, la plage » arrivent au pouvoir en 1981. À partir de cette année-là, le rôle du secteur public s'étend considérablement, avec davantage de nationalisations, une forte hausse du nombre de fonctionnaires et le développement d'une culture de l'irresponsabilité.

Exemples d'irresponsabilité de l'État

Laouchez cite des incidents dans lesquels des agents de l'État ont agi sans avoir à rendre de comptes, comme l'incendie de Notre-Dame de Paris et le vol de bijoux en plein jour au Louvre, dont le directeur a été promu conseiller du Président. De hauts responsables ont également commis de lourdes erreurs dans les prévisions de recettes fiscales, tout en étant considérés comme ayant bien fait leur travail.

Les conséquences de la pression administrative

Des chefs d'entreprise, des agriculteurs, des policiers et des gendarmes se sont suicidés en raison des contraintes administratives, sans que l'on en tire aucune leçon. Si de nombreux agents publics ont empêché la France de s'effondrer, les événements récents révèlent d'autres formes de violence, moins visibles mais tout aussi condamnables, et jamais traitées.