Microsoft a officiellement publié la version finale de ses conteneurs WSL, une fonctionnalité permettant aux utilisateurs de créer, d'exécuter et de gérer des conteneurs Linux directement sur Windows. Cette mise à jour, présentée pour la première fois lors de la conférence Build cet été, est disponible depuis le 29 septembre. L'objectif du projet est d'offrir une solution transparente et prête pour les entreprises, pour gérer les conteneurs Linux sur Windows sans avoir besoin d'outils tiers supplémentaires. Le sous-système Windows pour Linux (WSL) est un composant de Windows qui permet aux utilisateurs d'exécuter une distribution Linux virtualisée directement sur leur système. Des distributions populaires comme Ubuntu et Debian sont disponibles via le Microsoft Store. Les nouveaux conteneurs WSL font partie de la dernière version de WSL (3.0.1) et peuvent être installés en téléchargeant le binaire depuis le dépôt GitHub ou en utilisant la commande « wsl --update » dans le terminal. Cette fonctionnalité repose sur deux composants principaux : wslc.exe, un outil utilisé pour construire, lancer et gérer les conteneurs, et un package NuGet appelé Microsoft.WSL.Containers, qui permet aux applications Windows natives de contrôler ces conteneurs. Microsoft a fourni un exemple d'utilisation de cette fonctionnalité pour exécuter des charges de travail d'IA locales. Sur le plan de l'architecture, chaque utilisateur dispose de sa propre session, et le niveau de privilèges peut être ajusté, y compris de manière centralisée dans les environnements d'entreprise. Les options de stockage incluent un VHD par session, des volumes basés sur VHD, ou des volumes de conteneurs basés sur virtiofs, que Microsoft affirme être jusqu'à deux fois plus rapides que l'approche plan9 précédente utilisée par WSL. Le réseau est géré par un composant appelé Consommé, qui prend en charge le DNS, le routage et le mappage des ports, facilitant ainsi l'utilisation avec les VPN et les pare-feu. Un exemple d'utilisation inclut une application Windows intégrant un composant Linux, comme une application de bureau écrite en C# lançant un conteneur pour exécuter un modèle d'inférence. C'est l'exemple de charge de travail d'IA locale fourni par Microsoft. Bien que Docker ne soit pas directement mentionné, cette fonctionnalité est positionnée comme un concurrent, Microsoft mettant en avant son intégration avec d'autres produits comme Intune et Defender for Endpoint. Les conteneurs WSL permettent aux applications Windows de les utiliser directement, sans passer par des outils tiers (le WSL doit toutefois être installé). Il s'agit de la version 1.0, principalement destinée aux grandes entreprises où ce niveau d'intégration peut faire une différence significative. Selon Microsoft, la compatibilité avec Docker Compose est l'une des fonctionnalités les plus demandées, et l'entreprise indique que le support des fichiers compose.yaml existants est une priorité pour les mises à jour futures. La version finale inclut plusieurs nouvelles fonctionnalités. Si les utilisateurs ont testé les conteneurs WSL cet été, la version finale apporte de nombreuses améliorations, dont une douzaine de nouvelles commandes. Par exemple, « wslc container restart » permet de redémarrer un conteneur en cours d'exécution, « wslc system info » fournit un aperçu de l'environnement des conteneurs, ou « wslc network connect » attache les conteneurs au réseau (ou « disconnect » pour les détacher). Des intégrations sont également apparues avec des partenaires et des projets communautaires. Les conteneurs sont désormais pris en charge dans Visual Studio Code, où les utilisateurs peuvent définir wslc comme pilote par défaut pour créer et interagir avec les conteneurs WSL. Microsoft mentionne également des projets comme Aspire, Lazywslc, WSL Container Desktop et WSLc Remote, ce dernier permettant aux utilisateurs de lancer wslc depuis des distributions Linux prises en charge par WSL. Microsoft affirme que ses investissements dans WSL continueront. « Avec le temps, nous voyons Linux sous Windows évoluer au-delà d'un environnement de développement vers une plateforme stratégique d'exécution pour l'IA et les charges de travail natives dans le cloud, participant aux mêmes cadres de sécurité, de gestion et de gouvernance d'entreprise que Windows », assure l'entreprise.