Lors d’un épisode de Koh-Lanta, Maxime a lancé à Denis Brogniart : « Je remets le pendule au milieu du village ! » en réponse aux critiques jugées injustes envers Yassin. Cette réplique a évoqué un sentiment de déjà-vu, car l’épisode présentait de fortes similitudes avec Fort Boyard, une autre émission française réputée pour ses défis et énigmes élaborés. Cet épisode de Koh-Lanta comportait notamment un grand défi de confort intitulé « L’Arche au Puzzle », où deux constructeurs (Vincent et Christina) devaient édifier une structure tandis que des « destructeurs » aveugles s’efforçaient de la démanteler. S’y ajoutait une chasse au trésor sur des navires abandonnés, impliquant cartes, clés et coffres de nourriture. Le cadre, plus proche d’une forteresse abandonnée en Charente-Maritime que d’une plage isolée, n’était pas le fruit du hasard. Le lien entre Koh-Lanta et Fort Boyard s’explique par une même tête créative : Yann Le Gac. Si ce nom ne vous dit rien, son visage, lui, vous sera probablement familier. Depuis 1991, Yann Le Gac incarne le personnage emblématique de Père Fouras dans Fort Boyard. Une fois retirée sa barbe blanche et son masque en latex, ce sexagénaire passe de la tour du fort à l’arrière-boutique de la société de production, où il conçoit des épreuves pour Koh-Lanta. Il est à l’origine de certains des défis les plus marquants de l’émission sur TF1, comme les légendaires épreuves des « Poteaux » ou « Orientation ». Denis Brogniart salue le profil unique de Yann Le Gac. Ancien acrobate de cirque et danseur au sein du prestigieux Ballet du XXe Siècle de Maurice Béjart, le concepteur puise son inspiration directement dans la nature. L’idée des poteaux lui est venue en observant des flamants roses debout sur une patte. Son style est inconfondable, ce qui explique pourquoi la dernière session du jeu semblait presque un pèlerinage en Charente-Maritime. Qu’il s’agisse de mémoriser des pièces de puzzle complexes sous la pression d’adversaires aveuglés ou de cacher des fioles de double vote et des clés dans des carcasses de navires, la touche « Père Fouras » était omniprésente. L’imagination débordante de Yann Le Gac permet à l’équipe jaune de festoyer comme des pirates et à l’équipe rouge de bien manger grâce à Ugoat. Cela prouve une fois de plus que, qu’il s’agisse de TF1 ou de France 2, c’est bien le maître du Fort qui dicte les règles du jeu.