Rester chez soi n'est pas toujours négatif. Des recherches montrent que la solitude choisie peut favoriser le bien-être, mais elle ne convient pas à tout le monde.
Rester chez soi n'est pas toujours un signe d'isolement
Vouloir rester chez soi n'est pas forcément un signal négatif menant à l'isolement, selon des travaux scientifiques. Si certaines personnes peuvent considérer la préférence pour le fait de rester à la maison comme une forme de rejet ou d'isolement, ce comportement est plus courant qu'on ne le pense et peut traduire un besoin plus profond. Vouloir sortir moins souvent peut aussi être un signe positif.La solitude a des effets à la fois positifs et négatifs
Une étude publiée en 2023 dans la revue Nature a montré que le temps passé seul au quotidien a des effets à la fois bénéfiques et négatifs sur le bien-être. L'étude indique que la solitude est bien vécue lorsqu'elle est choisie. Le rapport souligne qu'aucun élément n'a permis de mettre en évidence un « équilibre optimal » universel entre solitude et interactions sociales.La solitude choisie réduit le stress et augmente la satisfaction
Les effets linéaires suggèrent que les participants se sentent plus seuls et moins satisfaits les jours où ils passent davantage d'heures seuls. Ces effets négatifs sont annulés ou atténués lorsque la solitude quotidienne est autonome (choisie) et ne s'accumule pas d'un jour à l'autre ; les personnes qui passent généralement plus de temps seules ne se sentent pas, dans l'ensemble, plus seules.La solitude favorise le bien-être mental lorsqu'elle est choisie
Les jours où les participants passent plus de temps seuls, ils ressentent moins de stress et une plus grande satisfaction liée à leur autonomie. Passer du temps dans la solitude est bon pour le bien-être mental, à condition que ce désir de s'isoler soit réellement choisi.La personnalité influe sur la manière dont la solitude est vécue
D'autres recherches ont également montré que la solitude pourrait réduire de manière significative le stress quotidien. Toutefois, ces études ont leurs limites, et il est important de noter que la capacité à être seul et la tendance à améliorer son bien-être en choisissant la solitude dépendent de chaque individu. En effet, si certaines personnalités apprécient la solitude, pour d'autres, cet exercice peut être beaucoup plus difficile.La personnalité influence l'impact de la solitude
Une étude menée en 2021, notamment sur les effets du confinement, montre que la personnalité joue un rôle majeur dans la façon dont on vit la solitude. Dans ces travaux, on constate que les personnes qui appréciaient davantage la solitude et étaient émotionnellement stables ressentaient moins de sentiment de solitude. À l'inverse, les personnes qui appréciaient beaucoup moins d'être seules ont vu leurs niveaux de stress et d'anxiété augmenter.Rester chez soi peut être un choix sain
Sortir moins souvent ne signifie pas forcément s'isoler. Les personnes qui préfèrent rester chez elles plutôt que de sortir ne s'isolent pas nécessairement et ne tombent pas dans un quotidien sombre et déprimant. Au contraire, elles prennent du temps pour elles parce qu'elles en ont besoin. Pour d'autres, en revanche, cet exercice peut être difficile à vivre. Ces recherches démontrent donc que la solitude n'est bénéfique que lorsqu'elle est choisie et non subie.