L’événement Street League Skateboarding est revenu pour la deuxième année consécutive sur le court central de Roland-Garros, célèbre stade de tennis parisien. La manifestation a attiré quelque 10 000 spectateurs venus admirer les figures acrobatiques des skateboarders et soutenir les compétiteurs en lice pour les plus hautes distinctions. L’ambiance était électrique, la foule encourageant à chaque réussite technique et chaque performance impressionnante. Dans la catégorie masculine, le skateboarder américain Nyjah Huston, 31 ans, s’est imposé après une solide reprise à la suite d’une blessure. Il a devancé de justesse le Japonais Toa Sasaki et le Brésilien Giovanni Vianna. Le Français Vincent Milou, porteur des espoirs de l’équipe nationale, s’est classé cinquième. Milou portait un maillot spécial, signé par le footballeur français Lizarazu et dédicacé par Zinédine Zidane, ancienne star du football tricolore. Le skateur a qualifié ce vêtement de porte-bonheur, sans que cela ne suffise à lui assurer une meilleure place. Chez les femmes, la compétition a été largement dominée par les athlètes japonaises, quatre des cinq finalistes étant nippones. Pourtant, c’est l’Australienne Chloe Covell, 16 ans, qui a remporté la catégorie avec un score de 31,9 points. La finale a été très disputée, mais Covell a su se démarquer de ses rivales. Parallèlement, Lucie Schoonheere, 16 ans également et nouvelle venue sur le circuit Street League Skateboarding (SLS), a fait ses débuts et s’est classée dixième. Schoonheere a souligné le niveau exceptionnel de la compétition, comparant l’atmosphère à celle des Jeux olympiques de Paris. L’équipe de France a rencontré des difficultés dans les deux catégories. Dans l’épreuve masculine, elle était privée du skateur Aurélien Giraud, blessé, tandis que Lawrence Ravail n’a pas réussi à se qualifier pour la finale. Malgré ces obstacles, l’événement a confirmé l’essor du skateboard et le haut niveau de la discipline.