Le gouvernement de la Guinée cherche à abandonner l’exportation d’or brut vers l’étranger pour le raffiner localement, dans l’objectif de capter davantage de valeur économique et de mieux contrôler le flux de ce métal précieux. Cette réforme vise à éviter la perte de revenus liée à l’envoi de l’or à l’étranger pour y être transformé avant d’être vendu. Toutefois, les conditions précises selon lesquelles les mines industrielles pourront continuer à exporter de l’or dans le cadre de ce nouveau système n’ont pas encore été entièrement définies.
Au troisième trimestre 2026, peu avant l’inauguration prévue d’une raffinerie nationale d’or, PDI Gold a annoncé une forte hausse de ses ventes d’or issues de sa mine de Kiniero. L’entreprise a vendu 61 149 onces d’or durant cette période, contre 38 470 onces au trimestre précédent, soit une progression de 59 %. Cette augmentation intervient après l’annonce, en juin, par les autorités de Conakry selon laquelle tous les producteurs d’or devaient raffiner leur métal dans le pays avant toute exportation, au lieu de l’envoyer à l’étranger. Selon le calendrier de PDI, la date limite pour se conformer à cette règle devait expirer le 6 octobre.
Malgré cette hausse des ventes, la quantité d’or effectivement produite à Kiniero a diminué de 16 % par rapport au trimestre précédent. L’entreprise explique cette progression des ventes par la conversion en liquidités de stocks d’or accumulés fin juin, après les perturbations causées par la réforme annoncée plus tôt cette année par le président Mamadi Doumbouya. Des rapports antérieurs de PDI indiquaient que les exportations avaient été temporairement suspendues pendant l’élaboration du nouveau cadre réglementaire, avant de reprendre en juillet avec un impact minimal sur les activités minières et de transformation.
Pour le gouvernement guinéen, l’enjeu est de conserver davantage de valeur au sein du pays et de mieux maîtriser ses exportations d’or. Les autorités prévoient que la raffinerie d’or de Nimba sera pleinement opérationnelle d’ici la fin de l’année. Cependant, le succès de l’obligation de raffinage local dépendra de la capacité de la raffinerie à répondre aux normes de qualité et de certification exigées par les marchés internationaux. Les modalités précises de collaboration entre la raffinerie et les mines industrielles du pays – comme les tarifs, les délais de traitement ou les garanties offertes aux producteurs – restent à préciser. Le véritable défi consistera à gérer cette transition vers le raffinage local tout en garantissant un accès continu aux marchés internationaux et des ventes ininterrompues.
La politique de raffinage de l'or de la Guinée confrontée à des défis de mise en œuvre face à l'augmentation des ventes
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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