La campagne de tolérance zéro de Lunel

La ville de Lunel a lancé une campagne stricte visant à éliminer les déchets urbains, dans le but d'atteindre une propreté parfaite et de décrocher une cinquième étoile dans son classement de propreté. Cette initiative s'inscrit dans la marque « Adore ta ville », qui mise sur l'amélioration de la propreté par diverses mesures.

Amendes et moyens pour réduire les déchets

La campagne prévoit des amendes plus élevées pour les dépôts sauvages, soit 1 500 euros pour les déchets généraux et 750 euros pour les déjections canines et les mégots de cigarette jetés au sol. La ville met également à disposition des moyens concrets, comme des cendriers, des sacs pour les déjections canines et des « toutounettes », de petites poubelles destinées à recueillir les déchets.

Principe du pollueur-payeur et application mobile

Selon Paulette Gougeon, la campagne repose sur le principe du pollueur-payeur, qui veut que ceux qui produisent des déchets en assument le coût. Une application mobile, lancée en 2021, permet de traiter les signalements : 83 % d'entre eux sont résolus, ce qui contribue à la note de propreté actuelle de la ville, qui s'élève à 95 %.

Encombrants et implication du public

La campagne cible aussi les encombrants abandonnés dans les espaces publics, comme les cuisinières et les canapés, qui peuvent entraîner davantage de dépôts sauvages. Les habitants sont invités à signaler ces objets via l'application. Une journée de sensibilisation est prévue le 28 octobre afin d'associer la communauté à cette démarche.

Efforts de nettoyage et coûts

Lunel consacre plus de 2 millions d'euros par an au nettoyage, à l'enlèvement des déchets et à l'entretien. Quatorze services participent à la gestion des espaces publics, dont deux sont dédiés à l'enlèvement des déchets, et cinq véhicules sont utilisés pour ces tâches.

Taxe sur les déchets et considérations financières

La TEOM, taxe sur la collecte des ordures ménagères, couvre principalement les déchets courants, et non les encombrants. Paulette Gougeon a indiqué que l'effet de cette taxe dépend de la continuité du service et de la réduction des coûts. La ville a également précisé que les seules poubelles bleues coûtent 200 000 euros par an, ce qui souligne la nécessité de solutions économiquement efficaces.