En Afrique, l’huile de palme figure parmi les principaux produits agroalimentaires importés, aux côtés du sucre, du lait et du blé. Si de nombreux pays africains cherchent à développer leur production locale, la demande en huile de palme reste forte, ouvrant des opportunités pour des fournisseurs comme l’Indonésie. Ces dernières années, la coopération entre l’Indonésie et les nations africaines dans le secteur de l’huile de palme s’est intensifiée. Récemment, en Guinée, le gouvernement a entamé des discussions le 3 octobre avec une délégation du conglomérat indonésien Bakrie, menée par l’ambassadeur d’Indonésie en Guinée. Ces échanges visaient à explorer les possibilités de développement de l’industrie de l’huile de palme dans le pays. Selon le ministère de l’Agriculture, la coopération proposée inclurait une approche intégrée, couvrant la recherche de nouvelles variétés de palmiers à huile, la création et la réhabilitation de plantations, le soutien aux producteurs locaux, le transfert de compétences, le traitement industriel et l’utilisation des sous-produits. Le ministère a précisé que plusieurs étapes de travail ont été identifiées et devront mener à un partenariat formel par la signature d’un accord conjoint.
Cette initiative en Guinée s’inscrit dans une tendance plus large. En septembre 2026, le Sénégal a annoncé un projet de développement de 60 000 hectares de plantations de palmiers à huile avec le soutien de l’Indonésie. En Tanzanie, les autorités ont lancé en 2025 une coopération avec l’Association indonésienne de l’huile de palme (Gabungan Pengusaha Kelapa Sawit Indonesia, GAPKI) pour bénéficier de formations et d’une assistance technique dans le développement des plantations. Au Nigeria, premier producteur africain d’huile de palme, un accord conclu en 2024 avec la GAPKI prévoit le partage de connaissances et de technologies pour améliorer la productivité. Le Kenya montre également un intérêt similaire, ayant discuté en 2023 avec l’Indonésie de la culture à grande échelle de palmiers à huile, de tournesol et de soja.
L’expertise indonésienne dans le secteur de l’huile de palme constitue un atout majeur pour ces partenariats. Selon le département de l’Agriculture des États-Unis (USDA), l’Indonésie devrait produire environ 46,7 millions de tonnes d’huile de palme lors de la campagne 2025/2026, ce qui en fait le premier producteur mondial. Le pays est également le premier exportateur d’huile de palme, avec des expéditions de près de 24 millions de tonnes entre les campagnes 2022/2023 et 2025/2026. Cette position repose sur des décennies de développement industriel, couvrant la gestion des plantations, l’organisation des producteurs et le traitement industriel.
Pour les pays africains, ces partenariats avec des entreprises indonésiennes peuvent apporter des solutions dans des domaines comme le matériel végétal, les techniques de production, la formation et le traitement local. Toutefois, malgré les efforts pour stimuler la production locale, de nombreux pays africains restent fortement dépendants des importations. Selon les données de la plateforme Trade Map, la Guinée, le Sénégal, le Nigeria, la Tanzanie et le Kenya ont importé près de 1,9 milliard de dollars d’huile de palme en 2025. Cette demande soutenue souligne le besoin continu du continent en huile de palme. Il reste à voir si les nouveaux partenariats avec l’Indonésie permettront d’augmenter la production et de réduire la dépendance aux importations.
L’intérêt croissant de l’Indonésie pour l’Afrique dépasse le seul secteur de l’huile de palme. Le 28 septembre 2026, Jakarta a lancé la deuxième édition du programme de Coopération Sud-Sud et triangulaire (SSTC), visant à promouvoir les échanges commerciaux et les investissements avec les pays africains. Organisé avec le soutien de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), ce programme a réuni 14 responsables issus de six pays africains. Il s’est concentré sur la promotion des exportations, la facilitation des échanges, l’e-commerce, l’internationalisation des petites et moyennes entreprises (PME) et l’attraction d’investissements. Le ministère indonésien du Commerce a décrit cette initiative comme un moyen de renforcer les partenariats commerciaux et d’investissement avec l’Afrique et de développer ces relations en une coopération plus stratégique et globale.
Bien que le programme SSTC ne soit pas spécifiquement axé sur l’huile de palme, ce produit représente déjà un domaine clé d’intérêt pour l’Indonésie en Afrique. Selon les données de Trade Map, l’Indonésie a exporté environ 3,9 milliards de dollars d’huile de palme vers l’Afrique en 2025, soit 16 % de ses ventes mondiales d’huile de palme. Avec des importations africaines s’élevant à environ 8,2 milliards de dollars cette même année, le marché reste significatif pour l’Indonésie. Alors que la consommation africaine continue de croître, cela représente une opportunité prometteuse pour les exportateurs indonésiens.
L'Indonésie et les pays africains renforcent leur coopération dans le secteur de l'huile de palme
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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