Les cybercriminels peuvent se propager dans un réseau compromis en moins de 30 minutes, l'IA accélérant les attaques et abaissant la barrière d'entrée pour les cybermenaces.
Les cyberattaques se propagent en quelques minutes
Moins de 30 minutes suffisent aux cybercriminels pour se propager au sein d'un réseau compromis, selon le Fonds monétaire international (FMI). Le dernier rapport du FMI, publié le 13 octobre 2026, indique que dans plus de 70 % des cas de vulnérabilités exploitées cette année, les éditeurs de logiciels disposaient de presque aucun délai pour les corriger avant qu'elles ne soient exploitées par des acteurs malveillants.L'IA accélère les attaques zero-day
L'organisation attribue la hausse du taux dit « zero-day », c'est-à-dire la part des vulnérabilités exploitées le jour même de leur divulgation, aux progrès de l'intelligence artificielle. En effet, des acteurs étatiques, des groupes de rançongiciels et des employés malveillants peuvent lancer plus d'attaques, plus rapidement et à plus grande échelle grâce aux derniers modèles d'IA.Les attaques par rançongiciel augmentent fortement
Cette menace présente un risque croissant à tous les niveaux : pour les États, les institutions financières et les grandes entreprises, en particulier celles opérant dans des secteurs stratégiques, mais aussi pour les particuliers. Selon Comparitech, plus de 2 600 attaques par rançongiciel ont été revendiquées dans le monde au cours du troisième trimestre 2026, soit 61 % de plus qu'au même trimestre 2025.Les attaques pilotées par l'IA progressent plus vite
CrowdStrike estime que le nombre d'attaques menées par des acteurs malveillants recourant à l'IA a augmenté de 89 % entre 2024 et 2025. L'entreprise de cybersécurité note que l'an dernier, il a fallu en moyenne 29 minutes aux cybercriminels pour se propager au sein d'un réseau compromis, contre 98 minutes en 2021. La propagation la plus rapide observée en 2025 n'a, quant à elle, nécessité que 27 secondes.L'IA réduit les compétences requises pour la cybercriminalité
L'IA a considérablement abaissé le seuil nécessaire pour mener des actions offensives dans le cyberespace. Les compétences techniques, autrefois indispensables à ce type d'actions, sont de plus en plus déléguées à un ou plusieurs agents d'IA. La sophistication des modèles leur permet de fonctionner avec un minimum d'instructions détaillées, de pirater des réseaux, de voler des données et de déployer des rançongiciels de manière autonome.L'IA transforme à la fois l'attaque et la défense cyber
L'intelligence artificielle joue désormais un rôle central dans le domaine de la cybersécurité, tant par ses capacités offensives que défensives. En juin, les agences de cybersécurité des pays membres du réseau Five Eyes ont estimé que les derniers modèles d'IA devraient, dans les prochains mois, « dépasser les attentes actuelles du secteur, transformant profondément les capacités cyber offensives et défensives ».