La France renforce la sécurité pour Halloween, alors que les réseaux sociaux multiplient les références au film The Purge, suscitant des craintes de troubles.
La nuit d'Halloween liée à la mobilisation en France
Le troisième samedi de mobilisation en France cette année coïncide avec la nuit d'Halloween, le 31 octobre, une date qualifiée de « Purge » sur des plateformes comme TikTok, X et Telegram. Cette référence vient de la franchise de films américains The Purge, qui met en scène une nuit fictive où tous les crimes sont temporairement légaux.Plan de sécurité annoncé par le ministre de l'Intérieur
Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, a présenté un plan de sécurité « très robuste » en réponse à la mobilisation et aux récents épisodes de violence. Ce plan fait suite à 1 435 interpellations et à de nombreux blessés lors des manifestations du 24 octobre. Laurent Nuñez a qualifié la situation de « nouvellement compliquée » et a indiqué que les couvre-feux instaurés dans plusieurs villes après les violences du 17 octobre pourraient être maintenus à la discrétion des autorités locales.Plusieurs facteurs de risque le 31 octobre
Le gouvernement s'inquiète tout particulièrement de la conjonction de plusieurs facteurs de risque le 31 octobre : une mobilisation en cours, des incidents violents antérieurs, le caractère traditionnellement agité de la nuit d'Halloween et l'usage viral du terme « Purge ». Une étude du NSI-ADIT a montré que les échanges autour de la mobilisation avaient généré des dizaines de milliers de publications, avec une attention marquée pour les dispositifs de sécurité, notamment les unités de l'armée, du RAID et du GIGN.L'histoire du terme « Purge » en France
Le terme « Purge » a déjà un passé en France, avec une référence similaire en 2018, lorsqu'un message d'un adolescent sur Snapchat avait conduit à un renforcement de la présence policière et à plus de 100 interpellations. Ce précédent illustre la difficulté à laquelle sont confrontées les autorités pour gérer la viralité de tels termes, qui peuvent se transformer en récits auto-entretenus, même sans organisation centralisée.Des autorités prudentes face à l'effet du récit
Les autorités se montrent prudentes quant au risque que le récit de la « Purge » ne finisse par devenir réalité, et insistent sur la nécessité d'empêcher que la peur elle-même ne devienne un facteur de mobilisation. Les événements prévus le 31 octobre diront si les efforts du gouvernement pour reprendre le contrôle résistent à la combinaison de la contestation sociale, des réseaux sociaux et d'Halloween.