Le syndicat SUD éducation, un syndicat enseignant en France, a appelé ses membres à rejoindre les manifestations étudiantes prévues le 6 octobre. Le syndicat a critiqué la réponse du gouvernement aux mobilisations, la qualifiant de « répression », et a mis en avant des incidents de violences présumées contre des lycéens lors des rassemblements. Les principales revendications du syndicat incluent davantage de financements pour les écoles, une amélioration des infrastructures, des classes moins chargées et des mesures pour lutter contre les discriminations, notamment le racisme et le sexisme. Ils demandent également la suppression de Parcoursup, la plateforme numérique utilisée pour les admissions à l’université, ainsi que la révision des emplois du temps scolaires, qu’ils jugent « inhumains » en raison des réformes introduites par le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. SUD éducation affirme que le gouvernement ne prend pas en compte les préoccupations des lycéens, qui se sont joints au mouvement dans plusieurs universités. Le syndicat appelle ses membres à participer aux grèves et aux manifestations du 6 octobre et a demandé aux enseignants de ne pas dispenser de cours à distance pour montrer leur solidarité avec les étudiants. Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large visant à faire pression sur le gouvernement pour qu’il traite les problèmes soulevés par les étudiants et les enseignants. Ces protestations surviennent alors que le mécontentement grandit à l’égard du système éducatif, en particulier face aux politiques mises en place dans le cadre de la réforme Blanquer, critiquées pour avoir alourdi la charge de travail des enseignants et des élèves. Le syndicat estime que ces réformes ont créé un environnement insoutenable dans les établissements scolaires, ce qui a conduit à réclamer un changement systémique. Cette mobilisation reflète une tendance plus large d’activisme chez les étudiants et le personnel en France, où l’éducation est devenue un enjeu central dans le débat public. À l’approche des manifestations du 6 octobre, le gouvernement est sous une pression croissante pour engager un dialogue avec les syndicats et les étudiants afin de trouver une issue aux conflits en cours.