Premier film de Marine Atlan
Le film La Gradiva, réalisé par Marine Atlan, suscite l'enthousiasme depuis sa première projection à Cannes. Il s'agit du premier long métrage de la réalisatrice, scénariste et cheffe opératrice, qui suit l'expérience d'un groupe de lycéens français en voyage scolaire à Naples, pour découvrir les ruines de Pompéi et les corps pétrifiés par le Vésuve. Le film a fait le choix audacieux de ne pas recourir à des acteurs professionnels.Accueil positif de la critique
Selon AlloCiné, le film obtient actuellement une note moyenne de 4 sur 5, sur la base de 150 notes et de 45 critiques. Le public salue un film d'une grande justesse, porté par des dialogues percutants et de jeunes acteurs remarquables. Arthur Brondy, du Club Allociné (5/5), écrit : « James, Toni et Suzanne participent à un voyage scolaire à Naples. Ces lycéens sont pleinement ancrés dans le monde qui les entoure : inquiets pour leur avenir, parfois préoccupés par leur passé, mais surtout déterminés à profiter de ce voyage pour découvrir le monde. Ces jeunes parlent de sexualité, de politique, de Parcoursup... ils ne sortiront pas indemnes de ce voyage scolaire. Nous aimons la force des dialogues, la justesse des acteurs (tous). Nous sommes emportés par toutes les émotions que le film nous fait ressentir : rire, gêne, tristesse. C'est magnifique, bouleversant. Le film à voir en fin d'année. »Éloge de la profondeur émotionnelle et de l'art
Nanar B. (5/5) écrit : « Impression documentaire, impression de fiction, naturalisme, formalisme, humour, tragédie, silence, bruit, très grand et très petit. C'est parce que tout cela est à la fois que le film est si juste, si vivant et finalement si familier, jusqu'à nous émouvoir complètement. La narration se construit ni vue ni connue, par de petites touches apparentes et de grandes strates souterraines. C'est de l'grand art et peut-être est-ce ainsi que l'on reconnaît un grand film : à son audace. Les acteurs sont extraordinaires. On rit et on pleure avec eux et, en plus, on a droit à des scènes d'anthologie. C'est merveilleux. »Thèmes humanistes et politiques
Jbduam dupont (5/5) écrit : « Un grand film, des dialogues et des acteurs brillants ! Un film humaniste et politique que l'on aimerait faire découvrir au plus grand nombre afin de pouvoir en tirer des leçons collectives. Vive cette réalisatrice ! L'un des films les plus raffinés que j'ai eu l'occasion de voir ces derniers temps. »Impact émotionnel et récit immersif
Denis Couty (4,5/5) écrit : « Très beau film, très juste, très émouvant, tous les personnages sont très attachants. On est vite plongé dans l'histoire et le rythme hypnotique. Je le recommande à 200 %. »Réflexion sur l'adolescence et l'identité
Emilie, du Club Allociné (4/5), écrit : « Grâce à une mise en scène immersive et unique, le film nous plonge aux côtés de ces jeunes en quête d'amour et d'identité, mais confrontés aux barrières sociales. On apprend avec eux, on s'ennuie avec eux, on observe leurs erreurs et leurs leçons, on jette un regard en arrière sur le lycée comme si on ne l'avait jamais vraiment quitté. »Réactions mitigées et critiques
Certains spectateurs restent cependant à distance de La Gradiva : un rythme jugé trop lent, des digressions qui laissent perplexe, et une représentation de la jeunesse parfois critiquée pour sa facilité. D'autres y voient une représentation de la jeunesse trop facile, nourrie de stéréotypes.Coulisses et choix de casting
Dominique V. (3,5/5) écrit : « Un très beau premier film (même si peut-être un peu long) qui dépeint des adolescents comme on en voit rarement au cinéma. La réalisatrice, directrice de la photographie de profession, a pris le temps de choisir ses jeunes acteurs (tous non professionnels) et leur a fait répéter pendant plusieurs mois avant le tournage, y compris leurs propres mots et expressions dans les dialogues. On le ressent. Les acteurs sont fantastiques, y compris le professeur de latin. »Critique du rythme et des stéréotypes
Frasca (2,5/5) écrit : « Film lent, très lent. Film plein de stéréotypes sur la jeunesse. Film facile, trop facile. Bref, je me suis ennuyé. »Déception sur le fond et la direction
Christian RZ, du Club Allociné (1,5/5), écrit : « Le fond, pour autant qu'il y en ait, se perd dans les digressions hors sujet des gamins à l'accent de banlieue, qui ne savent pas plus que nous pourquoi ils sont là. »Conclusion et disponibilité actuelle
En résumé, certains spectateurs restent à distance de La Gradiva : un rythme jugé trop lent, des digressions qui laissent perplexe, et une représentation de la jeunesse parfois critiquée pour sa facilité. Toutefois, la majorité est conquise par ce premier film d'une justesse rare, dans lequel de jeunes acteurs non professionnels remarquables portent des dialogues vivants et percutants. Entre rire, gêne et émotion, il offre une plongée sincère dans l'adolescence, à la fois humaniste et profondément émouvante. La Gradiva est actuellement en salles.