Un essai de phase 2 révèle que la sulthiame, un antépileptique existant, réduit de près de moitié les pauses respiratoires dans l'apnée du sommeil.
Un essai clinique révèle qu’un médicament réduit les pauses liées à l’apnée du sommeil
Un essai clinique européen de phase 2 a révélé que la sulthiame, un médicament antépileptique déjà existant, peut réduire de près de moitié les pauses respiratoires chez les personnes souffrant d’apnée obstructive du sommeil. Ces résultats, publiés dans The Lancet, pourraient offrir une nouvelle option pour ceux qui peinent à utiliser les appareils CPAP, actuellement le traitement standard.Le mécanisme d’action du médicament
La sulthiame appartient à une classe de médicaments appelés inhibiteurs de l’anhydrase carbonique. Ces substances aident à stabiliser la respiration en agissant sur l’équilibre en CO₂ et en oxygène de l’organisme, un facteur clé dans le cycle respiratoire et les pauses caractéristiques de l’apnée du sommeil.Résultats et limites de l’essai
L’essai, baptisé FLOW, a porté sur 298 adultes et a montré qu’à haute dose, la sulthiame réduisait de 47 % les interruptions respiratoires nocturnes et améliorait les niveaux d’oxygène dans le sang. Cependant, ce médicament ne cible qu’un seul des quatre mécanismes à l’origine de l’apnée du sommeil, et il n’a pas amélioré la somnolence diurne ni la qualité de vie dans une étude plus restreinte.D’autres médicaments en développement
La sulthiame n’est pas le seul médicament testé contre l’apnée du sommeil. Apnimed prévoit de demander l’approbation de l’AD109 par la FDA en 2026, tandis que l’IHL-42X d’Incannex Healthcare est en phase 2 d’essais cliniques. Le tirzépatide (Zepbound), déjà approuvé pour la perte de poids, est le premier médicament autorisé pour l’apnée du sommeil, mais uniquement pour les patients obèses.Vers un traitement personnalisé
Les recherches suggèrent que l’avenir du traitement de l’apnée du sommeil pourrait reposer sur une combinaison de plusieurs médicaments ciblant différents aspects de la maladie. Pour de nombreux patients, la question n’est plus de savoir si une alternative aux CPAP sera disponible, mais plutôt quel traitement spécifique leur conviendra le mieux et quand.