Le gouvernement du **Burkina Faso** prévoit d’augmenter les dépenses publiques en 2027 dans le cadre de son plan R.E.L.A.N.C.E., qui vise à stimuler le développement économique. Ce plan met l’accent sur des secteurs tels que l’agriculture, l’industrialisation, la défense et les services sociaux de base. Le projet de loi de finances pour 2027, présenté par le ministre de l’Économie et des Finances Aboubakar Nacanabo, table sur des recettes de 4 200 milliards de francs CFA (environ 7,16 milliards de dollars) et des dépenses de 4 800 milliards de francs CFA (8,2 milliards de dollars). Cela représenterait une hausse de 22,5 % des dépenses par rapport au budget initial de 2026. Le gouvernement prévoit également de réviser le Code général des impôts pour réduire les taxes sur la vente d’œufs, les agences de voyage et les entreprises publiques, bien que l’impact exact de ces mesures sur les recettes publiques reste encore incertain. Selon des données partagées avec le Conseil des ministres le 8 octobre 2026, la croissance réelle du produit intérieur brut (PIB) du **Burkina Faso** pour 2026 est estimée à 6 %, contre une prévision précédente de 5,7 %. Les recettes collectées au premier semestre 2026 ont atteint 1 972,85 milliards de francs CFA, contre 1 562,05 milliards pour la même période en 2025, soit une progression d’environ 26,3 %. Le budget 2026 avait été fixé avec 3 431,5 milliards de recettes et 3 918,3 milliards de dépenses, aboutissant à un déficit projeté de 486,8 milliards de francs CFA. En juin 2026, le Fonds monétaire international (FMI) avait indiqué que le déficit budgétaire global du **Burkina Faso** était passé de 5,8 % du PIB en 2024 à 1,8 % en 2025, témoignant d’une amélioration dans la gestion des finances publiques. Le gouvernement doit désormais relever le défi de financer ses priorités pour 2027 tout en maintenant cette progression budgétaire. Cela exige une planification rigoureuse pour éviter qu’une hausse des dépenses ne se traduise par une augmentation significative du déficit budgétaire.