La vie moderne de Juliette à Marseille

Le film Une femme aujourd'hui de Robert Guédiguian s'articule autour de Juliette, une jeune femme séduisante qui se rend à son travail, dans un quartier d'affaires moderne de Marseille, en trottinette électrique. Elle travaille dans la finance et vit seule dans une grande villa contemporaine dotée d'une piscine, ce qui met en lumière son mode de vie indépendant et aisé.

La présence énigmatique de M. Derval

Le voisin de Juliette, M. Derval, interprété par Jean-Pierre Darroussin, l'observe fréquemment à travers la haie ou la fenêtre de sa maison, où il vit avec sa mère, Geneviève Mnich. Son comportement est troublant et suscite des interrogations sur ses motivations et ses intentions.

Les défis personnels et professionnels de Juliette

Juliette mène une vie sexuelle active et utilise des applications de rencontre, ce que M. Derval semble désapprouver. Le film révèle également qu'elle est une « transclasse », c'est-à-dire qu'elle appartient à une classe économiquement stable mais ne fait pas partie de l'élite traditionnelle. Sa relation avec ses parents, Ariane Ascaride et Gérard Meylan, est tendue en raison de sa réussite professionnelle.

L'expérience traumatisante de Juliette et de nouvelles rencontres

Juliette subit un incident traumatisant lorsque son supérieur tente de la violer dans sa voiture. Elle parvient à s'enfuir, mais s'effondre après avoir heurté le portail d'une propriété. Des femmes enceintes l'accueillent, mais on apprendra plus tard que la maison est occupée par une association qui vient en aide aux femmes enceintes. Juliette y rencontre Christian, interprété par Grégoire Leprince-Ringuet, qui dirige cette association.

Exploitation et traumatismes historiques

Alors que la vie professionnelle de Juliette devient de plus en plus précaire et qu'elle finit par être licenciée, le film bascule vers une intrigue secondaire qui prend progressivement une place centrale dans le récit. À travers une narration subtile, Guédiguian explore les thèmes du colonialisme et de ses séquelles, en particulier celles liées à l'Algérie, sans recourir à des images d'archives ni à des références explicites au passé. Le film aborde les questions d'exploitation et de traumatisme historique, les reliant à des enjeux sociétaux actuels, tels que le racisme.

Une conclusion pleine d'espoir et une impression durable

Le film se termine sur une note d'espoir, offrant un sentiment d'utopie et de résilience malgré les épreuves dépeintes. Les dernières scènes sont décrites comme touchantes et magnifiques, et laissent une impression durable chez le spectateur.