Du 5 au 11 octobre, les événements cinématographiques en France proposent un programme riche et varié, mêlant festivals, expositions et projections qui explorent aussi bien les enjeux sociaux que le patrimoine artistique du cinéma. Cette semaine met particulièrement à l’honneur le cinéma militant, avec des festivals dédiés au progrès social et à la lutte contre des défis qualifiés de « peste brune ». Le festival Images mouvementées, organisé par l’association Attac, propose cinq soirées de films documentaires suivies de débats sur des sujets comme les réfugiés climatiques, la réforme policière ou encore l’égalité des genres. La 8e édition du Festival du film social présente une compétition de quatorze courts-métrages et cinq longs-métrages, avec des échanges sur des thèmes comme l’instabilité économique, l’exclusion sociale, le handicap ou encore les luttes ouvrières. Le 6e Festival du film féministe des Lilas, soutenu par la réalisatrice franco-algérienne Mounia Meddour, propose des tables rondes, des projections, des rencontres et des performances théâtrales. Les ciné-clubs sont également très actifs. L’Instituto Cervantes reprend ses séances cinématographiques du lundi avec un cycle consacré aux transgressions, commençant par El desencanto (1976) de Jaime Chávarri. Ce film explore la vie de la veuve et des enfants du poète franquiste Leopoldo Panero, interrogeant l’intimité familiale et le déclin moral dans l’Espagne post-franquiste. Le ciné-club Marelle organise quant à lui une rencontre avec le réalisateur Guillaume Brac autour de F comme Fairbanks (1976) de Maurice Dugowson, un film mélancolique sur la dépression d’un homme au chômage. Une séance de débat est animée par Romain Dupeyras. Au Louvre, une carte blanche intitulée « ¡I LOUVRÉ MUcho! » permet à Rossy de Palma de sélectionner dix films qui évoquent l’Espagne. Les projections se déroulent du 9 au 11 octobre, avec notamment Viridiana de Luis Buñuel le 10 octobre à 14 heures. Au Centre Pompidou, le réalisateur franco-sénégalais Alain Gomis présente Conversations avec Elom (2026) et son premier long-métrage L’Afrance (2001). Une exposition à la galerie Aguttes célèbre l’œuvre du photographe de plateau Raymond Cauchetier, connu pour ses clichés iconiques en noir et blanc tirés de films comme À bout de souffle ou Jules et Jim. Une vente aux enchères de la collection photographique Kaoru et Raymond Cauchetier est prévue le 12 octobre au cinéma Saint-Germain-des-Prés. Une autre exposition, « Belmonda, le Magnifique », met en lumière la carrière de l’acteur à la Cinémathèque française. Une promenade cinématographique, conçue par Juliette Dubois en partenariat avec la Cinémathèque, retrace l’héritage de Bébel, qui a tourné sous la direction de Godard, Melville, Lautner, Oury et Verneuil, à travers Paris, vers la liberté et parfois la mort.