La façon dont les gens marchent pourrait révéler des indices sur leur personnalité, selon des recherches psychologiques récentes. Dans une étude publiée en 2018 dans la revue Social Psychological and Personality Science, les psychologues Yannick Stephan, Angelina R. Sutin, Gaëlle Bovier-Lapierre et Antonio Terracciano ont exploré le lien entre la vitesse de marche et les traits de personnalité à l’aide du modèle des Big Five, un cadre largement accepté qui catégorise la personnalité en cinq dimensions : l’ouverture, le caractère consciencieux, l’extraversion, l’agréabilité et le névrosisme. L’étude a suivi des milliers d’adultes répartis en cinq groupes différents, comparant leur vitesse de marche avec leurs traits de personnalité.
Les résultats ont suggéré que les personnes présentant un niveau élevé de névrosisme – souvent associé à l’anxiété et aux émotions négatives – ainsi que des scores faibles en extraversion, en ouverture et en caractère consciencieux ont tendance à marcher plus lentement. Ces individus pourraient se déplacer avec prudence, comme s’ils évaluaient chaque pas avec soin. Le névrosisme était également lié à un déclin plus rapide de la vitesse de marche au fil du temps. À l’inverse, les personnes très extraverties avaient tendance à maintenir leur vitesse de marche dans le temps, tandis que celles moins extraverties marchaient plus lentement. Les individus présentant un haut niveau d’ouverture, qui se traduit par une volonté de vivre de nouvelles expériences, ont montré un déclin plus lent de leur vitesse de marche sur quatre ans, alors que ceux moins ouverts avaient souvent des habitudes plus stables et un rythme plus détendu.
Une étude de 2013 menée par Antonio Terracciano et ses collègues de l’Institut national sur le vieillissement, publiée dans la revue PLOS ONE, a corroboré ces conclusions. Cette recherche a porté sur 642 participants de l’étude longitudinale de Baltimore sur le vieillissement. Les chercheurs ont mesuré la quantité d’oxygène utilisée par les participants lors de la marche à différentes vitesses et ont comparé ces résultats avec leurs traits de personnalité. Ils ont constaté qu’un faible caractère consciencieux – souvent associé à un manque d’organisation ou de discipline – correspondait à une capacité aérobique réduite et à un rythme de marche naturellement plus lent. En revanche, les personnes ayant des scores élevés en extraversion, en ouverture et en caractère consciencieux utilisaient significativement plus d’énergie lorsqu’elles marchaient à leur vitesse maximale et marchaient généralement plus vite.
L’étude a également noté que les individus moins consciencieux dépensaient plus d’énergie par mètre parcouru et accordaient peut-être moins d’importance au maintien de la discipline ou de l’effort soutenu. Ces personnes pourraient privilégier le confort et leur rythme personnel plutôt que l’efficacité, adoptant une vitesse qui leur semble naturelle plutôt que de respecter une cadence stricte. Ces résultats mettent en lumière la relation complexe entre le comportement physique et les traits psychologiques, suggérant que la vitesse de marche pourrait servir d’indicateur subtil des caractéristiques de la personnalité.
La vitesse de marche liée aux traits de personnalité dans des études psychologiques
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
personalitywalking-speedpsychologybig-fiveresearchhealth



