Le syndicat étudiant appelle au blocage des établissements scolaires

Sabrine Kharbach, porte-parole de l'Union syndicale étudiante, a appelé mardi et jeudi au blocage des lycées et des universités, en réaction à l'interdiction par le gouvernement d'un parcours de manifestation prévu à Paris pour samedi. L'appel a été lancé à la porte de Bagnolet, où une manifestation contre la vie chère s'était déroulée le 31 octobre.

Les manifestants accusent le gouvernement de semer le chaos

Mme Kharbach s'exprimait au nom du syndicat lycéen, de l'Union syndicale étudiante et de l'intersyndicale. Elle a dénoncé l'interdiction du parcours parisien et accusé le gouvernement d'être « responsable du chaos ». Elle a affirmé que les tentatives du gouvernement d'interdire les manifestations hebdomadaires et les cortèges traditionnels seraient contestées, et que les revendications des étudiants sont légitimes.

D'autres blocages et manifestations prévus

Mme Kharbach a annoncé que les universités et les lycées seraient bloqués à partir de mardi, à l'initiative du syndicat lycéen, de l'Union syndicale étudiante et de l'intersyndicale. Un autre blocage était prévu jeudi, suivi d'une manifestation le 5 novembre appelée par les travailleurs.

Les responsables étudiants appellent à des assemblées et à poursuivre la mobilisation

Manon Moret, secrétaire générale de l'Union nationale des étudiants de France (Unef), a déclaré que le gouvernement n'avait pas encore répondu concrètement aux revendications de la jeunesse et a invité les jeunes à s'organiser en assemblée générale (AG) lundi. Avant les vacances scolaires commencées le 16 octobre, plusieurs lycées et universités étaient déjà bloqués par les étudiants.

Les étudiants réclament de meilleures conditions et des infrastructures

Les étudiants demandent de meilleures conditions d'études, la suppression de Parcoursup, davantage de professeurs pour les lycéens, davantage de moyens matériels et la rénovation des bâtiments des établissements. Certaines premières mesures annoncées par le gouvernement à l'intention des créateurs de contenu ne semblent pas satisfaire les syndicats.

Les responsables étudiants insistent sur la dignité et les besoins en infrastructures

Ryad Rani, président de l'USL, a déclaré que les étudiants ne demandent ni le luxe, ni un MacBook dans chaque salle de classe, ni un restaurant gastronomique, mais des conditions dignes, de bonnes conditions pour étudier et un plan national sur les bâtiments. Il a ajouté : « Et mardi, on bloque. » Il a également indiqué que l'USL soutiendrait les blocages organisés par les lycéens, les étudiants et les étudiantes à partir de lundi, mais les a invités à s'organiser en AG lundi afin de mieux bloquer mardi, mercredi, jeudi, vendredi, et aussi longtemps qu'il le faudra pour enfin obtenir des conditions dignes dans ce pays.