Michaël Jérémiasz, auteur de De la révolution à l'oubli : après la flamme, la promesse trahie, publié aux Éditions Leduc, estime que la société française n'a pas tenu les promesses faites à l'issue des Jeux olympiques et paralympiques. Ces événements, organisés en 2024, étaient censés être une opportunité pour faire avancer les droits et l'inclusion des personnes en situation de handicap. Jérémiasz considère que, après près de dix ans de préparation et d'organisation, ces Jeux avaient suscité un espoir réel de transformation sociétale plus large, permettant aux personnes handicapées de devenir des citoyens à part entière. Pourtant, il dénonce une trahison : le handicap est à nouveau relégué au second plan dans le débat public.
L'auteur souligne que le handicap n'a pas été un sujet central lors des dernières élections municipales. Aucun parti politique n'a présenté de propositions ou d'engagements clairs en faveur des droits des personnes en situation de handicap. Il appelle les citoyens, les associations et les militants à exiger davantage de comptes et des engagements concrets de la part des dirigeants, plutôt que d'attendre passivement un changement. Il doute que les prochaines élections présidentielles permettent des avancées significatives, les candidats n'ayant pas encore abordé la question du handicap dans leurs programmes et risquant de ne pas le faire.
Jérémiasz insiste : en 2026, la France ne peut plus ignorer les conditions de vie difficiles de millions de personnes en situation de handicap. Malgré l'existence de lois datant de 1975 et 2005, censées améliorer leur quotidien, aucun progrès réel n'a été constaté. Il plaide pour une révolution, prônant la désobéissance civile, les manifestations et les mobilisations afin que les personnes handicapées obtiennent une pleine citoyenneté. Il rappelle que, dans l'histoire, aucune minorité n'a obtenu ses droits sans de telles actions et encourage les personnes handicapées à descendre dans la rue pour exiger des changements.
Enfin, il interroge : que font les citoyens ordinaires, au quotidien, pour garantir aux personnes handicapées un accès égal à la citoyenneté, dans tous les domaines – lieux de travail, logements, quartiers, salles de sport ? Il cite des exemples concrets, comme un parent en fauteuil roulant empêché d'assister à un événement scolaire faute de rampe d'accès, ou des parents d'enfants en situation de handicap mental sans solutions claires pour leur avenir. Selon lui, ces situations, répétées chaque jour, illustrent l'invisibilisation et les conditions de vie insupportables des personnes handicapées, souvent privées de soutien ou de reconnaissance.
Un militant français critique la société post-olympique pour son manque de soutien aux personnes en situation de handicap
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