Laurent Brancowitz, guitariste du groupe basé à Versailles, évoque un moment marquant de sa vie où il a été retiré de la une d’une publication à la suite d’un décès. Il se souvient d’avoir acheté le premier numéro de Inrockuptibles en 1990 au centre commercial Parly 2, où il avait découvert plusieurs de ses idoles musicales mises à l’honneur dans le même numéro : les B-52’s, Gainsbourg, De La Soul et David Byrne en couverture. Le magazine, réputé pour son éclectisme mêlant musique, art et culture, a marqué les esprits de toute une génération d’artistes et de passionnés dès ses premiers numéros. Brancowitz garde en mémoire l’agencement du magasin et l’emplacement exact de la pile de magazines sur l’étalage, des détails qui n’ont jamais quitté sa mémoire. Il évoque aussi le Inrocks Festival du 18 octobre 1991, qu’il considère comme le jour le plus important de sa vie : c’est là qu’il a rencontré la femme qui deviendrait sa compagne. Cet événement, d’envergure pour la scène culturelle française, rassemblait artistes, musiciens et amateurs autour d’une célébration de la créativité et de l’expression. Il se souvient également d’une couverture de Inrockuptibles sur laquelle son groupe devait figurer. Le numéro a cependant été annulé quelques heures avant l’impression en raison du décès de Jean-Luc Godard, réalisateur influent connu pour son approche novatrice du cinéma. Cet incident a marqué un tournant pour le magazine, illustrant les liens étroits entre le monde culturel et ceux qui le façonnent. À l’occasion de ses 40 ans, Inrockuptibles a recueilli les témoignages de plus de 250 artistes et figures culturelles, qui partagent leurs souvenirs et leurs réflexions sur le magazine. Ces récits offrent un aperçu de l’influence mutuelle qu’Inrockuptibles a exercée et subie au fil des quatre dernières décennies, dans un paysage musical, artistique et culturel en constante évolution.