Troisième phase de mobilisation à Tours

La troisième phase de la mobilisation contre la vie chère a eu lieu à Tours, avec un rassemblement prévu place Jean-Jaurès un samedi à 14 heures, troisième semaine consécutive de ce type de manifestations. La préfecture d'Indre-et-Loire avait pris un arrêté interdisant tout rassemblement dans le centre-ville, ce qui a accru la tension autour de l'événement.

Couvre-feu instauré puis annulé

Le préfet d'Indre-et-Loire avait instauré un couvre-feu en réponse à la manifestation prévue, mais cette mesure a ensuite été annulée par un tribunal administratif. Des manifestants, dont une personne prénommée Marie, ont rejeté ces restrictions, qu'ils ont qualifiées d'impensables, affirmant qu'elles ne faisaient que renforcer leur détermination à manifester.

Des manifestants traversent le centre-ville

Pendant plus d'une heure, les manifestants ont parcouru le centre de Tours tandis que les forces de l'ordre se positionnaient autour de la rue Nationale pour empêcher le cortège d'y pénétrer. La situation a dégénéré vers 16 heures, lorsque les forces de l'ordre ont fait usage de grenades lacrymogènes en réponse à des tirs de fusées d'artifice provenant d'environ 200 manifestants masqués, que la préfecture a qualifiés par la suite d'émeutiers.

Dégâts et dispersion

Après s'être dispersés depuis la place Jean-Jaurès, environ 4 000 manifestants, selon la préfecture, ont poursuivi leur marche vers le Vieux Tours en passant par les Halles. Ils ont laissé derrière eux des poubelles incendiées et un feu tricolore détruit. Plusieurs groupes se sont formés puis regroupés, l'un d'entre eux s'en prenant au bar Lys d'Or, place Plumereau. Des actes de vandalisme se sont poursuivis plus tard dans la soirée avenue Grammont, où les forces de l'ordre ont repoussé les derniers manifestants.

Interpellations et protestations persistantes

Bien que le couvre-feu ait été levé, la plupart des commerces du Vieux Tours étaient restés fermés en soirée, tandis que quelques dizaines de manifestants étaient toujours présents, allumant plusieurs feux. À 21 heures, la préfecture a fait état de six interpellations, signe du caractère persistant des troubles malgré les mesures officielles prises.