Le lundi 5 octobre, plusieurs universités ont rejoint un mouvement étudiant né dans les lycées lors de ce qu’on appelle la « semaine noire ». À Montpellier, le collectif Le Poing Levé a indiqué que l’université Paul-Valéry faisait partie des établissements concernés, tout comme d’autres universités en France. Des blocages sont prévus dans plusieurs villes, Le Poing Levé précisant que 413 lycées ont connu des perturbations et que 30 à 40 sites universitaires sont bloqués dans tout le pays. Cette extension du mouvement, selon Le Poing Levé, témoigne d’une solidarité avec les lycéens, mais met aussi en lumière des revendications précises liées aux conditions d’études et de vie des étudiants. Le collectif souligne que la précarité étudiante – c’est-à-dire l’instabilité et l’incertitude dans la vie des étudiants – est au cœur de leurs demandes. Ils réclament des mesures pour y remédier et dénoncent un processus de sélection qu’ils qualifient de « social et raciste ». Les blocages, explique Le Poing Levé, sont une réponse à ce qu’ils perçoivent comme une répression policière lors de la mobilisation. Ils estiment que les autorités ciblent les étudiants participant aux protestations. Le collectif continue de militer pour des réformes qu’il juge nécessaires pour améliorer la situation globale des étudiants, tant sur le plan éducatif que dans leurs conditions de vie. Le mouvement prend de l’ampleur à mesure que davantage d’universités et de lycées s’y associent, reflétant une préoccupation plus large des étudiants quant à leur avenir et aux défis qu’ils rencontrent. Alors que la situation évolue, le collectif reste déterminé à défendre ses revendications par la poursuite des manifestations et des actions publiques.