Le département des Bouches-du-Rhône a organisé sa première journée dédiée à la jeunesse et au handicap le 9 octobre à Marseille. L’événement a réuni plus de 750 participants, parmi lesquels des personnes en situation de handicap visible ou invisible, des professionnels, des bénévoles, des élus, des étudiants et des familles. Organisée à l’Hôtel du Département, cette journée avait pour objectif d’aider les individus et leurs proches à s’orienter vers les structures et services d’accompagnement, souvent difficiles à identifier. Le département recense 132 000 personnes en situation de handicap sur son territoire, et l’événement a mis en avant un « village de l’inclusion » pour souligner l’importance du soutien et de la solidarité collective. Martine Vassal, présidente du Conseil départemental, a insisté sur la nécessité d’écouter les personnes en situation de handicap et de poser les bonnes questions à la société. Elle a rappelé que les dépenses liées au handicap dans la région devraient atteindre près de 400 millions d’euros d’ici 2026, avec plus de 1,6 milliard d’euros alloués aux efforts de solidarité. Des associations locales comme L’Avi Sourire, Défi Sport, Zim Zam et Jérémy Sportiuch Kick Boxing ont proposé des initiations sportives, tandis que les services départementaux, dont la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH), ont informé sur les dispositifs d’accompagnement. Quatre tables rondes ont également été organisées, abordant des thèmes tels que les stéréotypes liés au handicap, l’accès aux études supérieures, les parcours des jeunes en situation de précarité et le logement inclusif. Martine Vassal a également annoncé le lancement d’après-midis « boom » plus tard dans l’année, inspirés des événements Bel Âge. Ces séances seront organisées en partenariat avec l’association DACOR, basée à Aubagne, qui propose des activités artistiques et culturelles. Pour l’année scolaire 2026-2027, le département prévoit de mener des dizaines de campagnes de sensibilisation au handicap et aux discriminations dans 28 collèges. Des activités comme des « lectures dans le noir » ou des ateliers de découverte du braille devraient permettre aux élèves de mieux appréhender le quotidien des personnes en situation de handicap. Enfin, le département envisage de réorganiser son financement de l’autonomie à partir de 2027. Jean-Marc Perrin, conseiller départemental et président de la MDPH, a indiqué que les dépenses liées à l’autonomie devraient représenter une part majeure du budget de solidarité du département. Actuellement, plus de la moitié de ce budget est consacrée à l’autonomie, ce qui reflète l’importance accordée au maintien de l’indépendance des personnes en situation de handicap.