Un procès à Marseille sur un triple narcomeurtre commis en 2020 révèle une violence extrême liée au trafic de drogue : victimes retrouvées dans des voitures calcinées, détails médico-légaux glaçants.
Procès d'un triple meurtre : une violence extrême mise au jour
Le procès d'un triple meurtre survenu près de Marseille en 2020 a révélé l'extrême violence liée au trafic de drogue. Les victimes, dont Brahim, frère aîné de l'militant antidrogue Amine Kessaci, ont été retrouvées dans des voitures carbonisées, présentant des signes de graves traumatismes physiques avant d'être incendiées.Détails médico-légaux sur les blessures des victimes
Des médecins légistes ont décrit les blessures subies par Brahim, Réda et Nassim, qui avaient tous été tués d'une balle dans la tête avant que leurs corps ne soient incendiés. Leurs corps ont été retrouvés dans deux voitures différentes, l'une dans un tunnel autoroutier près de Marseille et l'autre dans les quartiers nord de la ville, sur plusieurs jours.Le corps de Brahim présentait une carbonisation extrême
Le corps de Brahim, découvert le 29 décembre 2020, était décrit comme « très, très endommagé par la carbonisation », ne pesant que 20 kilogrammes. L'analyse médico-légale a relevé une « amputation thermique des quatre membres » et un « éclatement du crâne » dus à la chaleur intense de l'incendie.Les corps de Réda et de Nassim présentaient des signes de démembrement
Réda, retrouvé dans une voiture incendiée le même jour, présentait des signes de carbonisation similaires, le feu ayant « détruit les extrémités des quatre membres ». Le corps de Nassim, découvert le 6 janvier 2021, présentait un « démembrement net des quatre membres » réalisé après la mort mais avant l'incendie, probablement à l'aide d'une hache ou d'une scie à dents peu nombreuses.Aucun signe de respiration pendant l'incendie
Les corps de Réda et de Nassim ne présentaient aucune trace de suie ni de résidus noirâtres dans les poumons ou la trachée, ce qui indique qu'ils ne respiraient pas au moment où le feu a commencé. Le corps de Nassim portait également trois plaies crâniennes, dont une à la tempe et une autre à la base du crâne.Un accusé reconnaît le démembrement
Malik Kariba, accusé d'avoir démembré les corps et surnommé « le boucher », a reconnu ces faits mais pas les meurtres. Il a exprimé des remords et déclaré qu'il ne serait « jamais pardonné » pour ses actes.D'autres accusés nient toute implication
Parmi les cinq accusés figurent Karim Harrat, ancien baron de la drogue accusé d'avoir incité à l'opération et de l'avoir financée, et Amine Oualane, un chef du DZ Mafia, groupe qui a ensuite dominé le trafic de drogue à Marseille par la violence. Tous deux nient toute implication dans les meurtres.Les accusés réagissent pendant le procès
Lorsque le procureur a évoqué un homicide dans lequel ils sont impliqués, Oualane s'est emporté et a été rappelé à l'ordre par le juge. Harrat a évoqué son passé difficile, notamment des condamnations pour violences, vols et escroqueries, et a affirmé que ses actes étaient dictés par une « addiction au jeu ».Amine Kessaci assiste au procès
Amine Kessaci, devenu adjoint au maire de Marseille et élu porte-parole commun des Écologistes, a assisté au procès sans sa mère, qui avait assisté à la séance d'ouverture. Les proches des victimes arboraient des visages graves pendant les débats.