L’autorité intercommunale du Sud Corse s’est réunie le 30 septembre à Porto-Vecchio pour approuver un nouveau plan territorial pour les années 2026-2030, avec un investissement global de 40 millions d’euros. Ce plan définit des priorités clés telles que le développement économique, l’amélioration des infrastructures, la gestion des déchets et la préservation des ressources naturelles. Jean-Christophe Angelini, président de l’autorité intercommunale, a souligné l’importance de mieux répartir les retombées du tourisme et de construire une économie moins dépendante des fluctuations saisonnières. Un projet phare du plan est la construction d’un centre aquatique à Porto-Vecchio, estimé à 14 millions d’euros. Ce projet, en développement depuis environ quinze ans, a connu plusieurs reports. Angelini a confirmé que les travaux se poursuivent et envisage désormais de construire le centre à proximité du complexe sportif Claude-Papi. Il a indiqué que le centre aquatique devrait être achevé d’ici la fin de son mandat. Parmi les autres priorités figurent le déplacement de l’abattoir de Porto-Vecchio et le développement de la zone d’activités de Figari, afin de diversifier l’économie locale et de créer davantage d’emplois. Angelini a souligné que la proximité de l’aéroport devrait être un atout pour la commune, insistant sur le fait que Figari ne doit pas subir les inconvénients d’un aéroport sans en tirer les bénéfices. La communauté de Suttanacciu travaille à mieux gérer son territoire, devenu un enjeu majeur pour les entreprises, l’agriculture et les habitants. Angelini a précisé que l’objectif n’est pas d’entraver la croissance, mais de garantir que l’expansion économique et la cohésion sociale soient plus durables. Il a évoqué la nécessité de réguler ou d’ajuster la trajectoire de croissance pour la rendre plus maîtrisable chaque année, permettant ainsi à l’ensemble du territoire d’en profiter et d’atténuer les effets négatifs d’un développement trop rapide. La gestion des déchets constitue un autre axe prioritaire, avec notamment la construction d’un centre technique intercommunal et l’installation de nouveaux points de dépôt volontaire des déchets, souterrains ou semi-enterrés. Le programme inclut également des initiatives visant à promouvoir la mobilité douce et à améliorer les systèmes de transport. La gestion de l’eau reste une préoccupation pressante, notamment après les tensions de l’automne dernier. Angelini a évoqué la possibilité de construire un réservoir en hauteur ou un barrage pour y répondre. Jean Giuseppi, maire de Figari, a insisté sur l’urgence de sécuriser les ressources en eau, affirmant que sans une source fiable, le tourisme pourrait s’arrêter net.