Nouveaux dispositifs de tri des biodéchets testés dans quatre communes

Versailles Grand Parc teste de nouveaux dispositifs de tri des biodéchets dans quatre communes : Bailly, Bois-d’Arcy, Jouy-en-Josas et Saint-Cyr-l’École. La communauté d’agglomération a installé ces dispositifs le 23 octobre, et l’expérimentation doit se poursuivre jusqu’en 2027.

Trois types de dispositifs de tri disponibles

Les habitants de ces communes ont accès à trois types de dispositifs différents : les bornes à accès par badge, les composteurs de ville et les jardins compost. Chacun dispose de consignes propres pour trier les restes de cuisine, en particulier dans les zones très peuplées, où le compostage individuel est difficile. L’objectif est de trouver la méthode la plus efficace pour gérer les biodéchets.

Emplacements précis des points de collecte

À Bois-d’Arcy, un point de collecte se trouve devant le 9, rue Robespierre. À Jouy-en-Josas, deux points sont situés au 1 bis, rue Perdreau, et sur le parking Christophe-Philippe-Oberkampf. Ces bornes collectent les biodéchets, qui sont ensuite acheminés vers une plateforme industrielle de compostage. L’agglomération annonce deux collectes par semaine pour ce modèle.

Composteurs de ville installés dans deux communes

À Bailly, un composteur de ville en bois est installé sur le parking du tramway T13, chemin Vert. À Saint-Cyr-l’École, un modèle en acier se trouve place Nicolas-Boileau. Ces composteurs recueillent un mélange de biodéchets et de copeaux de bois, qui est ensuite envoyé vers une plateforme de compostage. Versailles Grand Parc fournit des instructions d’utilisation détaillées pour chaque modèle.

Jardins compost à plusieurs endroits

Le jardin compost associe un bac central à un pot de fleurs alimenté par le compost produit sur place. Ils sont implantés à Bailly, à l’intersection de l’allée di Tommet et de la rue de Maule ; à Bois-d’Arcy, au 10 bis, rue Étienne-Jules-Marey ; et à Saint-Cyr-l’École, au 18, rue Nelson-Mandela et sur le square Anatole-France. Des consignes précises invitent les usagers à ajouter de la matière sèche et à brasser le compost régulièrement.

Les habitants doivent demander des badges d’accès

Pour utiliser les bornes de collecte des biodéchets, les habitants doivent demander un badge auprès de Versailles Grand Parc. Le formulaire permet de sélectionner l’option « Badges d’accès aux bornes de collecte (biodéchets) ». Une fois la demande traitée, deux badges sont envoyés par courrier. Les habitants déposent ensuite leurs biodéchets en vrac après avoir ouvert la trappe.

Des règles différentes selon le dispositif de tri

Les bornes acceptent les épluchures, les fruits abîmés, le pain, les restes de repas, la viande et le poisson. En revanche, les composteurs de ville et les jardins compost ont des règles plus restrictives : les épluchures, les fruits et légumes coupés, le marc de café, les sachets de thé et les coquilles d’œufs peuvent y être déposés, mais la viande, le poisson et le pain sont exclus. Les sacs, même compostables, ne sont acceptés dans aucun des trois dispositifs. Les usagers doivent suivre des instructions précises pour préserver la qualité du compost.

Tri à la source obligatoire des biodéchets

Depuis le 1er janvier 2024, le tri à la source des biodéchets est obligatoire pour les particuliers, comme le rappelle Service-Public.fr dans son guide sur les déchets des ménages. Les nouveaux points de dépôt complètent les solutions de compostage existantes proposées par la communauté d’agglomération.

Une tarification éco-responsable dans certaines communes

À Bailly, Jouy-en-Josas et Saint-Cyr-l’École, la réduction des déchets ménagers résiduels peut avoir une incidence sur le coût du service. Ces communes appliquent un modèle de tarification éco-responsable comportant une part variable, calculée en fonction de la quantité de déchets ménagers collectés ou déposés dans des bornes spécifiques. Les détails figurent dans la grille de calcul fournie par Versailles Grand Parc, notamment pour les immeubles collectifs.

Un déploiement expérimental avec une évaluation à venir

Le déploiement de ces dispositifs reste expérimental. Un bilan est prévu en 2027 pour évaluer l’usage des installations et décider de les poursuivre ou de les étendre à d’autres secteurs du territoire.