Saint-Amand-Montrond face à de nouvelles élections

La commune de Saint-Amand-Montrond, dans le département du Cher, doit organiser de nouvelles élections municipales en décembre après la nomination de son maire comme député à l’Assemblée nationale. Cette situation a rendu nécessaire un nouveau scrutin, ce qui est rare dans la vie politique locale française.

Un nouveau député entre à l’Assemblée nationale

Emmanuel Riotte est devenu député de la 3e circonscription du Cher le 8 octobre, à la suite de l’élection de Loïc Kervran au Sénat. Emmanuel Riotte siège au sein du groupe Horizons et indépendants à l’Assemblée nationale.

Des élections annulées sans décision de justice

Les élections municipales tenues en mars ont été annulées administrativement par les autorités locales, sans décision de justice. Les quelque 7 000 électeurs inscrits à Saint-Amand-Montrond devront donc retourner aux urnes en décembre.

Vingt-neuf conseillers municipaux à élire

Les 6 ou 13 décembre, les électeurs choisiront 29 conseillers municipaux et 17 conseillers communautaires. L’une des listes candidates aux élections de mars 2026 n’est plus viable, car tous ses candidats ont démissionné.

Un conseil municipal complet exigé par la règle

Selon une règle émise par la préfecture, un maire ne peut être élu que si le conseil municipal est au complet. Ce n’est plus le cas à Saint-Amand-Montrond, ce qui pose un problème juridique et administratif à la commune.

D’autres députés ont évité des situations similaires

En Eure-et-Loir, les députés Éric Gérard et Philippe Vigier ont également été confrontés à des situations potentiellement conflictuelles. Philippe Vigier a toutefois perdu son poste de maire en 2023, et Laurent Leclercq avait déjà été maire pendant six mois en 2023-2024, ce qui lui a permis d’éviter le même cas de figure.

Incertitude sur le remplacement des députés

Certains se demandent ce qui se passera si ces nouveaux députés doivent quitter leurs fonctions, car aucun suppléant clair n’est désigné. Organiser une élection partielle avant l’élection présidentielle, ainsi qu’une éventuelle dissolution de l’Assemblée nationale, serait politiquement complexe.