Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est exprimé à l’Assemblée générale de l’ONU le 24 septembre, où il a défendu les actions militaires d’Israël en Iran, à Gaza et dans d’autres régions du Moyen-Orient. La Cour pénale internationale (CPI) avait émis à son encontre un mandat d’arrêt lié à des allégations de crimes de guerre. Pourtant, malgré cette mesure judiciaire, Netanyahu n’a pas été arrêté après son discours. La CPI est une juridiction basée à La Haye, aux Pays-Bas, qui poursuit les individus accusés de crimes graves tels que le génocide, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité. Le mandat d’arrêt contre Netanyahu a été délivré en mars 2024, à la suite d’une enquête sur des allégations de crimes de guerre commis lors des opérations militaires israéliennes à Gaza. Cependant, l’autorité de la cour se limite aux pays ayant accepté sa juridiction, et Israël n’en fait pas partie. Netanyahu n’a pas été arrêté après son discours car la CPI ne dispose pas de pouvoirs d’exécution propres. Ses mandats d’arrêt reposent sur la coopération des États membres pour appréhender les personnes visées. Comme Israël n’est pas membre de la CPI, il n’est pas tenu de se conformer à ce mandat. De plus, la cour n’a aucune autorité pour arrêter ou détenir des individus sur le territoire israélien. Selon Nada Tawfik, correspondante de la BBC, si le mandat de la CPI constitue une étape juridique et symbolique, il n’a pas d’impact immédiat sur la liberté de mouvement de Netanyahu ni sur la poursuite de ses activités politiques. Cette situation illustre la relation complexe entre le droit international et la souveraineté nationale.