Le G7 a souligné les risques du crédit privé, pointant des lacunes de liquidité et une complexité accrue. La présidence française a appelé à un suivi renforcé à mesure que le secteur croît.
Le G7 met en lumière les risques du marché du crédit privé
La présidence française du G7 a publié, le 23 octobre 2026, une déclaration soulignant les faiblesses du marché du crédit privé, notamment les écarts de liquidité, le manque de transparence et la complexité des structures financières. Cette déclaration fait suite à un atelier technique organisé plus tôt dans le mois avec des régulateurs financiers et des experts du marché.Un atelier sur les défis du crédit privé
L'atelier, organisé le 30 septembre par la présidence française avec la Banque de France et l'Autorité des marchés financiers (AMF), a réuni des représentants des autorités financières, des acteurs du marché et du Conseil de stabilité financière (CSF). Les discussions ont porté sur les modes de financement, l'évaluation des actifs et l'implication croissante des investisseurs particuliers dans le crédit privé.Les problèmes de liquidité dans les fonds de crédit privé
Le G7 a relevé que certains véhicules d'investissement du crédit privé souffrent d'asymétries de liquidité, c'est-à-dire que les prêts peuvent être difficiles à revendre rapidement, alors que les actionnaires peuvent disposer d'options de rachat. La déclaration a insisté sur l'importance de comprendre les liens entre ces fonds et les autres acteurs financiers, tout en soulignant que les problèmes identifiés ne sont pas encore systémiques.Le crédit privé et son rôle grandissant
Le crédit privé consiste à accorder directement des prêts à des entreprises par l'intermédiaire de gestionnaires de fonds, plutôt que par les marchés publics. Si cette pratique permet de répondre à des besoins de financement spécifiques, l'absence de marché secondaire profond pour certains prêts rend leur évaluation et leur revente plus difficiles. Un rapport du CSF publié en 2026 estimait les encours mondiaux du crédit privé entre 1 500 et 2 000 milliards de dollars à la fin de 2024.Les régulateurs alertent sur les risques pour les investisseurs particuliers
Dans sa cartographie des risques 2026, l'AMF souligne que l'essor des actifs privés et leur accessibilité croissante aux investisseurs particuliers exigent une attention particulière à la liquidité, à la valorisation et à l'endettement. Les investisseurs dans des fonds adossés à des prêts non cotés devraient examiner attentivement les clauses contractuelles, notamment la fréquence à laquelle ils peuvent céder leurs parts et les conditions de tout dispositif de rachat.