L'Arménie cherche à normaliser ses relations avec l'Azerbaïdjan d'ici 2031, après des décennies de conflit au sujet du Haut-Karabakh, où le patrimoine arménien est menacé d'effacement.
Le dirigeant arménien fixe une échéance à 2031
Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian s'est fixé pour objectif de signer et de ratifier un traité de paix avec l'Azerbaïdjan d'ici 2031, dans le but de normaliser les relations après des décennies de conflit au sujet du Haut-Karabakh. Cette région, historiquement peuplée majoritairement d'Arméniens, a été reprise par l'Azerbaïdjan en 2023.Déplacement de la population arménienne du Haut-Karabakh
La reprise du Haut-Karabakh par l'Azerbaïdjan en 2023 a entraîné le déplacement d'environ 100 000 Arméniens qui vivaient dans la région depuis des siècles. Pachinian a souligné que le traité de paix avec l'Azerbaïdjan est l'une des questions les plus importantes pour son gouvernement et pour lui personnellement.Accord de paix signé en 2025 mais non encore ratifié
Un accord de paix a été signé en août 2025 lors d'un sommet à la Maison-Blanche organisé par le président américain Donald Trump. Toutefois, le traité n'a pas encore été officiellement signé ni ratifié. L'Arménie exige des amendements constitutionnels avant la signature, qu'elle juge nécessaires pour répondre aux inquiétudes liées aux revendications territoriales.L'Arménie conteste l'interprétation du texte du traité
L'Arménie rejette l'interprétation selon laquelle la référence du traité à une déclaration d'indépendance pour le Haut-Karabakh impliquerait une revendication territoriale. Le projet de traité engage les deux pays à respecter mutuellement leur souveraineté et leur intégrité territoriale, à renoncer aux revendications territoriales et à établir des relations diplomatiques.Le patrimoine arménien menacé au Haut-Karabakh
À la suite de l'offensive azerbaïdjanaise de 2023, le Haut-Karabakh a été discrètement intégré à l'Azerbaïdjan, mettant fin à une présence arménienne qui avait duré un millénaire. Le déplacement de 120 000 Arméniens suscite des inquiétudes quant à leur retour, tandis que le patrimoine chrétien arménien de la région fait face à des menaces croissantes.Destruction documentée de lieux de culte
Fin avril 2026, des images satellites montraient que la cathédrale Sainte-Mère-de-Dieu de Stepanakert, au Haut-Karabakh, avait été détruite. Des sources d'enquête et des rapports satellitaires ont documenté la disparition de nombreux édifices religieux et cimetières arméniens, suscitant la crainte d'un effacement progressif de la culture et de l'identité chrétiennes arméniennes.L'isolement géopolitique de l'Arménie
L'Arménie est isolée et sans alliés, face à l'Azerbaïdjan soutenu par la Turquie, tandis que la Russie est accaparée par la guerre en Ukraine. Une résolution durable du conflit pourrait rouvrir des routes de transport dans cette région d'une importance stratégique.