Le prochain vol d’essai de Starship de SpaceX pourrait avoir lieu prochainement, selon des documents de la Federal Aviation Administration (FAA), l’agence américaine chargée de la régulation de l’aviation civile. Ces documents, partagés par Scott Manley, un vidéaste écossais et pédagogue spécialisé dans l’espace, connu pour ses contenus sur YouTube, évoquent un possible vol dès le 19 octobre. Un autre vol potentiel est prévu pour le 30 octobre depuis le pas de tir 39A du centre spatial Kennedy en Floride, dans le cadre d’une mission Starlink. Il s’agirait du deuxième vol de Starship en un mois, depuis deux sites de lancement différents. Gwynne Shotwell, présidente et directrice des opérations de SpaceX, avait précédemment évoqué l’utilisation d’un deuxième site de lancement, avec un décollage prévu depuis Cap Canaveral en Floride, en plus du site principal de Starbase au Texas. Si le vol 15 de Starship est programmé dans trois semaines, les détails exacts de la mission restent flous. Elon Musk, PDG de SpaceX, avait suggéré que la capture du deuxième étage de la fusée (appelé Ship) à l’aide de la tour de lancement pourrait intervenir entre les vols 13 et 15, à condition que les précédents vols se déroulent bien. Cependant, seul le vol 15 est encore envisagé aujourd’hui, et Musk a exprimé moins d’enthousiasme pour ce plan depuis l’échec du vol 14. Le vol 14 ne s’est pas déroulé comme prévu. Lors de la phase d’ascension, l’un des trois moteurs Raptor Vacuum s’est éteint prématurément après la séparation des étages. Malgré cela, SpaceX a réussi à déployer ses 26 satellites Starlink V3. La mission a été écourtée, passant de près de dix heures – temps suffisant pour six orbites terrestres – à un peu plus de trois heures. Le vaisseau a amerri dans le nord de l’océan Pacifique, au nord d’Hawaï, avant d’exploser quelques secondes plus tard. Cela diffère du vol 13, où le vaisseau était resté intact après l’amerrissage. La cause de la panne moteur lors du vol 14 fait encore l’objet d’une enquête. SpaceX a une longue tradition d’apprentissage à partir de ses vols d’essai, et malgré les revers, l’entreprise continue de repousser les limites de l’exploration spatiale. Le prochain vol 15 sera suivi de près par les ingénieurs, les scientifiques et les passionnés d’espace du monde entier, car il pourrait rapprocher le programme Starship de son objectif : permettre des voyages spatiaux longue distance et, à terme, des missions vers Mars.