L’inflation en Suisse est restée modérée en septembre, avec une hausse annuelle de 1 %, selon les données publiées jeudi par l’Office fédéral de la statistique (OFS). Ce chiffre marque une légère augmentation par rapport aux 0,8 % enregistrés en août, principalement tirée par la hausse des prix des produits pétroliers. Les biens importés ont vu leurs prix augmenter de 2,1 % par rapport à la même période l’an dernier, avec une progression marquée de 31,2 % pour les produits pétroliers. Les prix des produits fabriqués en Suisse ont progressé de 0,7 %, tandis que l’inflation sous-jacente – calculée hors énergie et produits saisonniers – s’établissait à 0,5 %. Pour le mois, l’indice des prix à la consommation est resté stable à 101,5 points, malgré quelques fluctuations dans certains secteurs. L’OFS a souligné que si les prix du diesel, de l’essence et des autres carburants ont augmenté, cette hausse a été compensée par la baisse des prix dans des domaines comme les forfaits de voyage internationaux, la location de voitures et les services d’hébergement par rapport au mois d’août. Cette combinaison de hausses et de baisses a contribué à stabiliser le taux d’inflation global pour le mois. Les économistes interrogés par l’agence suisse AWP anticipent une inflation annuelle comprise entre 0,7 % et 1,2 % pour l’année en cours, avec une variation mensuelle attendue entre -0,3 % et +0,2 % par rapport à août. La Banque nationale suisse (BNS) a récemment ajusté ses prévisions d’inflation à la hausse, tout en maintenant son taux d’intérêt directeur inchangé à 0 %. Le président de la BNS, Martin Schlegel, a déclaré que l’inflation en Suisse reste « relativement faible par rapport aux normes internationales ». Il prévoit une légère hausse de l’inflation au quatrième trimestre 2024, avant un repli d’ici 2027. La BNS a relevé sa prévision d’inflation pour 2026 à 0,7 % (contre 0,6 % précédemment) et à 0,8 % pour 2027 (contre 0,6 %). L’Institut de recherches économiques de l’École polytechnique fédérale de Zurich s’attend quant à lui à une inflation de 0,6 % pour 2026 et 2027. L’institut note que la hausse temporaire des prix de l’énergie alimente l’inflation, mais que ses effets sur l’économie globale restent limités. Il anticipe que la BNS relèvera son taux d’intérêt directeur de 0,25 point de pourcentage lors de sa prochaine réunion en décembre, avant de le maintenir inchangé par la suite.