L'impact hydrique de l'industrie de la mode est vertigineux : un jean peut nécessiter jusqu'à 9 000 litres d'eau. De nouvelles réglementations visent à freiner cette crise environnementale.
Consommation d'eau dans la production de mode
L'industrie de la mode consomme d'énormes quantités d'eau. Selon plusieurs rapports, la fabrication d'une seule paire de jeans nécessite entre 5 000 et 9 000 litres, et un t-shirt environ 2 700 litres. Cette forte consommation d'eau devient un sujet de préoccupation environnementale majeur.Impact environnemental de la production textile
Le processus de fabrication des vêtements implique souvent des eaux polluées et non recyclables, ce qui contribue à la pollution industrielle de l'eau. Une étude réalisée en 2025 par Epson a révélé que l'habillement de l'ensemble de la population française nécessiterait plus de 31 milliards de litres d'eau, soit 4 097 fois le volume de la Seine.Ampleur mondiale de l'empreinte hydrique de la mode
À l'échelle mondiale, l'industrie de la mode consomme 4 % de l'eau douce disponible sur la planète, soit une utilisation annuelle estimée à 93 milliards de mètres cubes. Elle est également responsable de 20 % de la pollution industrielle mondiale de l'eau, principalement en raison de la teinture des tissus à l'aide de produits chimiques toxiques.Réglementation européenne visant une mode durable
L'Union européenne a lancé la stratégie « Textiles durables et circulaires », qui vise à imposer des règles plus strictes en matière d'utilisation de l'eau et à exiger un passeport numérique de produit d'ici 2027, avec une mise en conformité complète attendue d'ici 2030. Cette initiative cherche à rendre l'industrie de la mode plus responsable sur le plan environnemental.La taxe française sur la « ultra-fast fashion »
La France a mis en place une taxe sur la ultra-fast fashion à partir de septembre 2026, avec des pénalités pour certains vêtements qui passeront de 12 euros à 19,50 euros d'ici 2030. Cette mesure est considérée comme une étape cruciale pour réduire l'impact environnemental de la fast fashion.Focus sur les géants mondiaux de la mode
Les gouvernements examinent de plus en plus près les grandes entreprises asiatiques de mode comme Shein et Temu, en se concentrant sur des questions telles que la concurrence déloyale, le travail forcé et l'épuisement des ressources naturelles. Ces entreprises sont sous pression pour adopter des pratiques plus durables.