Environ 300 figures sont sculptées dans le granit de la falaise de Rothéneuf, à environ 5 kilomètres de Saint-Malo. Ces sculptures ont été réalisées par Adolphe Julien Fouéré, connu sous le nom d’abbé Fouré, entre fin 1894 et 1907. L’abbé a travaillé sur ces œuvres pendant treize ans, achevant une figure toutes les deux semaines en moyenne. À l’origine, les sculptures étaient peintes en bleu, jaune, lie-de-vin et marron chocolat, des couleurs qui ont aujourd’hui disparu. Le site, toujours accessible pour 5 euros, n’est ni classé ni inscrit au patrimoine historique et continue de s’éroder progressivement.
Né en 1839, l’abbé Fouéré a exercé son ministère dans plusieurs communes de Bretagne, dont Paimpont, Guipry, Forges-la-Forêt, Maxent et Langouët. En 1894, il a dû quitter son poste de recteur à Langouët malgré une pétition de ses paroissiens et s’est retiré à Rothéneuf. Sur place, il n’a pas imposé de plan à la pierre ; il a commencé par exploiter les formes naturelles que la roche lui offrait. Le musée LaM de la Métropole européenne de Lille conserve dans son exposition Habitants-paysagistes plus de 300 statues issues de ces silhouettes naturelles.
Selon un site de voyage, l’ensemble du site s’étend sur environ 500 mètres carrés, soit l’équivalent de deux courts de tennis doubles. Ce chiffre, à prendre avec prudence, ne provient pas d’une source officielle. Le répertoire mêle visages, animaux et chimères. L’office de tourisme de Saint-Malo y voit la légende de la famille de Rothéneuf, de pirates et de corsaires jusqu’à la Révolution. Cette œuvre lui a valu le surnom de « Facteur Cheval breton », en référence à cet autre homme solitaire devenu bâtisseur de pierre.
En 1907, un accident vasculaire cérébral a mis fin à son travail. Il est décédé en 1910. D’après le livre d’or de l’abbé, la plupart des roches étaient peintes « en bleu, en jaune clair, en lie-de-vin et en marron chocolat ». Selon un site de voyage, il aurait lui-même nettoyé et repeint ses figures chaque hiver. Ces peintures ne sont plus visibles aujourd’hui. Il ne reste que la pierre, dans une fresque extérieure que le site subit « à la merci de l’érosion marine ».
Selon Wikipédia, une inspection menée en 2009 avait jugé son état alarmant, en raison de l’air salin, des lichens et du piétinement. Sur place, les visiteurs peuvent marcher sur la roche pour s’approcher des visages, et l’érosion causée par la mer ainsi que les pas des touristes endommagent ce patrimoine. Une visite reste possible, mais les mesures de protection sont inégales. Le site est privé et n’est ni classé ni inscrit au titre des monuments historiques.
L’Association des amis de l’œuvre de l’abbé Fouré, créée en 2010, s’est donné pour mission de faire connaître ce lieu. France 3 Bretagne évoque une mobilisation pour préserver l’histoire et le mystère de cette œuvre d’art brut. Concernant les archives, d’anciennes photographies de l’ermitage et des roches ont été numérisées et sont consultables sur le site des archives photographiques du patrimoine breton.
Le site reste accessible, moyennant un droit d’entrée d’environ 5 euros. La visite se fait en plein air, sur un terrain escarpé, non accessible aux poussettes, d’où la recommandation de porter de bonnes chaussures. Côté photographie, ce sont les visages sculptés dans le granit, juste au-dessus des vagues, qui retiennent l’attention. L’association Les Amis de l’œuvre de l’abbé Fouré propose également des visites guidées d’1 heure 30 pour 5 euros au tarif normal, et un centre d’interprétation de l’Ermite de Rothéneuf présente l’œuvre de l’abbé à Saint-Malo.
Les gravures rupestres à l'abbaye de Fouré menacées par l'érosion et le manque de reconnaissance
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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