Un rapport parlementaire publié mercredi dernier expose des recommandations visant à réduire la consommation de boissons énergisantes et de boissons alcoolisées prêtes à boire chez les jeunes. Le document, présenté par les députés Sandrine Runel (Socialistes) et Yannick Neuder (Droite républicaine), met en lumière la manière dont ces produits sont commercialisés auprès des jeunes malgré leurs effets néfastes sur la santé. Le rapporteur du rapport, l’ancien ministre de la Santé Yannick Neuder, alerte sur l’impact de ces boissons chez les adolescents.
Le rapport définit les « boissons énergisantes » comme des sodas enrichis de substances telles que de la caféine, de la taurine, des vitamines, du sucre ou des extraits végétaux comme le ginseng. Ces produits ne doivent pas être confondus avec les boissons énergétiques destinées aux activités sportives. En France, les marques les plus connues et les plus vendues de boissons énergisantes sont produites par des entreprises comme Red Bull et Monster Energy. Le rapport examine également les boissons alcoolisées prêtes à boire, qui sont des mélanges pré-préparés associant un spiritueux à un soda, un jus ou une boisson énergisante. Les principales marques de ce marché incluent Cody’s Drinks, Lavish, Damoiseau, Féfé, Smirnoff, Pernod Ricard et Campari.
Les députés soulignent que les boissons énergisantes augmentent le risque de maladies chroniques, notamment en raison des additifs présents dans ces produits. Ils citent une étude allemande indiquant que près de la moitié des adolescents ayant consommé ces boissons ont rapporté des effets indésirables tels que « des palpitations, une accélération du rythme cardiaque, des troubles du sommeil, des maux de tête ou des sensations de pression thoracique ». L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) indique que, à court terme, la caféine peut « affecter le système nerveux central » et avoir des conséquences sur le sommeil, le comportement et l’anxiété, en particulier chez les adolescents.
Concernant les boissons alcoolisées prêtes à boire, les députés mettent en avant les risques liés à l’alcool, notant que ces boissons « atteignent souvent ou dépassent la dose journalière recommandée en une seule portion ». Une canette de la marque Vody à 22 % d’alcool contiendrait « plus de quatre unités d’alcool standard ». Le rapport souligne également que l’association de l’alcool à d’autres substances présentes dans certaines de ces boissons peut réduire la perception de l’ivresse, favorisant ainsi une consommation excessive.
Pour limiter l’exposition des jeunes à ces produits, les députés proposent plusieurs recommandations. Ils suggèrent d’interdire la vente de boissons énergisantes aux mineurs de moins de 16 ans et de les retirer des distributeurs automatiques. Ils préconisent également un renforcement de l’application de l’interdiction de vente d’alcool aux mineurs, avec des amendes pouvant aller jusqu’à 50 000 euros en cas de manquement. Les co-rapporteurs recommandent d’étendre la taxe « premix » à tous les produits dont le degré d’alcool dépasse 12 % et d’apposer un message d’avertissement indiquant « l’alcool est dangereux pour la santé » sur tous les contenants de boissons alcoolisées titrant plus de 18 % d’alcool. Ils visent également à mettre fin à la publicité en ligne pour ces boissons.
Si ces recommandations sont intégrées dans des amendements à la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027 (PLFSS), les députés prévoient également de déposer une proposition de loi spécifique pour mieux encadrer l’exposition des mineurs et des jeunes adultes à ces boissons.
Un rapport parlementaire propose des restrictions sur les boissons énergisantes et alcoolisées pour les mineurs
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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