Le mardi 22 septembre, les résultats d’une consultation nationale sur la future structure d’un organe représentatif du culte musulman en France ont été présentés à Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, en présence de participants du Forum de l’islam en France (Forif). Cette réunion s’est tenue à la Place Beauvau, siège du ministère de l’Intérieur, et a marqué la première séance plénière depuis décembre 2025. Pilotée par le groupe de travail Structuration & Ressources, la consultation avait été annoncée à l’Élysée fin juin, où des membres du Forif avaient présenté leurs travaux préliminaires au président Emmanuel Macron. L’initiative visait à associer les responsables de mosquées du pays à la construction du nouvel organe, s’éloignant des tentatives passées, souvent vouées à l’échec en raison de problèmes de légitimité.
Deux mois après le lancement de la consultation, les résultats révèlent l’ampleur de l’effort engagé. Au total, 420 participants, dont 391 responsables de mosquées et 29 élus locaux, ont répondu à des questions sur les missions, la gouvernance et le modèle financier du futur organe. L’enquête a couvert 748 mosquées réparties dans 97 des 101 départements français. Selon le groupe de travail, 55 % de ces mosquées sont affiliées à des structures représentatives locales, tandis que seulement 21 % sont membres de fédérations nationales. Avec une marge d’erreur de 4,5 % et une couverture géographique de 99 %, la consultation refléterait, selon ses organisateurs, des tendances nationales marquées.
Quatre attentes principales se dégagent de la consultation : une légitimité ancrée dans les territoires, des services concrets pour soutenir et protéger la communauté musulmane, un financement durable et transparent, ainsi qu’une gouvernance fondée sur la compétence, le renouvellement et la diversité. La légitimité, souligne le groupe de travail, doit s’appuyer sur le niveau local, avec une représentation des autorités locales, une autonomie et une relation claire avec l’État, garantissant un cadre sans ingérence dans les affaires religieuses. Le futur organe devra rester indépendant, notamment des influences étrangères, et être en mesure de défendre les droits des musulmans et de lutter contre l’islamophobie. Les participants ont également insisté sur la nécessité pour l’organe d’offrir des services pratiques, comme un accompagnement juridique, la formation des imams ou une aide à l’interaction avec les élus locaux.
La consultation a souligné que le nouvel organe ne doit pas se limiter à une représentation symbolique, mais devenir une institution opérationnelle, capable de défendre le culte musulman, de professionnaliser ses actions et de concrétiser des objectifs partagés en une organisation durable, légitime et efficace. Le ministre Laurent Nuñez a salué l’initiative, estimant que les résultats fournissent une « base solide et légitime » pour que le groupe de travail puisse s’appuyer dessus, permettant à l’État de disposer, à terme, d’un interlocuteur structuré et légitime pour le culte musulman. Alors que le groupe de travail s’attache désormais à traduire les conclusions de la consultation en une structure, des politiques et un cadre juridique, le projet devra surmonter des défis, notamment dans un contexte politique sensible à l’approche de l’élection présidentielle et face au legs du Conseil français du culte musulman (CFCM), écarté par les autorités publiques il y a cinq ans.
La consultation sur la foi musulmane en France livre des enseignements pour un futur organe représentatif
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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