Une détection précoce améliore le pronostic du cancer de la peau

La détection précoce du cancer de la peau permet généralement un traitement réussi par chirurgie. Toutefois, il peut parfois s'écouler plusieurs semaines entre la biopsie et l'intervention définitive qui retire la tumeur.

Un délai augmente le risque d'exérèse incomplète

Selon le Deutsches Ärzteblatt, une étude menée par Celina Sit, de la faculté de médecine d'El Paso, indique qu'attendre de 31 à 60 jours avant la chirurgie définitive du cancer de la peau augmente d'environ 30 % le risque de marges positives. Cela vaut même pour les mélanomes in situ, qui sont limités à la surface de la peau.

Un processus chirurgical en deux étapes

La prise en charge du mélanome nécessite généralement deux interventions successives. Dans un premier temps, le médecin retire la lésion suspecte afin de l'examiner au microscope. Si le diagnostic est confirmé, une seconde opération enlève une marge de peau saine autour de la cicatrice.

La période d'attente influe sur le succès de la chirurgie

Les travaux de Celina Sit montrent qu'une attente de 31 à 60 jours augmente le risque de trouver des cellules tumorales en bordure du tissu retiré. Cette augmentation touche aussi les mélanomes les plus précoces, dont les cellules cancéreuses restent confinées à l'épiderme.

Les marges positives exigent une nouvelle intervention

Une marge positive signifie que le chirurgien n'a pas retiré toute la tumeur et que des cellules malades subsistent au niveau de la surface de section. Pour le mélanome, ce résidu nécessite souvent une nouvelle opération et augmente le risque de récidive au même endroit.

La croissance tumorale pendant le délai

L'explication avancée est que le délai permet aux cellules tumorales de continuer à se multiplier et à se propager, même si elles ne sont pas visibles à l'œil nu. Les contours de la lésion deviennent alors plus flous, ce qui complique la tâche du chirurgien pour retirer toutes les cellules malades.

La nécessité de poursuivre les recherches

Ces résultats doivent être confirmés, car ils proviennent d'une présentation lors d'un congrès et non d'une publication évaluée par des pairs. Ils corroborent néanmoins l'idée bien établie en oncologie dermatologique selon laquelle une détection et une ablation plus précoces du mélanome améliorent le pronostic.

La prévention et la surveillance restent essentielles

Surveiller un grain de beauté qui change de forme, de couleur ou de taille reste le moyen le plus simple de consulter et d'être opéré rapidement. Les chercheurs souhaitent désormais tester l'effet de ce délai sur des groupes plus importants et sur une plus longue durée, afin de déterminer si ces semaines perdues affectent la survie.