Des jeunes autistes et atteints de troubles du comportement de l'Institut médico-éducatif de Rochebelle préparent des spectacles avec Soleil Dansant, témoignant de leurs progrès et de leur passion pour la danse.
Atelier pour jeunes en situation de handicap
Le lundi matin, un petit groupe de jeunes de l'Institut médico-éducatif de Rochebelle, parfois agités, parfois un peu perdus, souvent dans leur propre univers, participe à un atelier avec l'association Soleil Dansant. Le nombre de participants a doublé cette année par rapport à l'an dernier, avec entre douze et quinze jeunes présentant des troubles du spectre autistique ou des troubles du comportement. Ils préparent deux spectacles, au cours desquels ils seront intégrés à une troupe d'une cinquantaine de danseurs.Des progrès grâce à la musique et au mouvement
« Être dans la musique et le mouvement leur permet de s'ouvrir davantage à nous. Il est compliqué de les faire se concentrer ; l'an dernier, nous avons intégré des pas pour matérialiser et ancrer la chorégraphie, mais nous n'en avons plus besoin cette année. Quelque chose s'est construit à partir de là. Nous sommes devenues une sorte de référence pour eux, ils viennent vers nous. Ils se souviennent aussi des paroles des chansons, preuve d'une amélioration », expliquent Manon et Cindy, éducatrices à l'IME.Une collaboration née d'un concours de danse
L'institut et l'association se sont rapprochés par l'intermédiaire de la Maison de la jeunesse, à la suite du concours L'Incroyable Alésien 2025, dont le thème était justement la danse. « Cela faisait partie de nos objectifs ; nous voulons vraiment ouvrir la danse, pour et avec tout le monde. D'autant que nos compétences se complètent, entre l'aspect éducatif et l'aspect artistique », apprécie Mathieu Pantel, président de Soleil Dansant. « Nous avons aussi le sentiment que cela suscite chez les élèves danseurs l'envie de découvrir l'IME, cela les sensibilise et ouvre des portes vers le secteur médico-social », ajoute leur collègue Amy.Les défis de la préparation aux spectacles
Préparer les enfants au « stimulus » que représentent les galas reste un défi complexe : « Ils sont très sensibles au bruit et aux émotions, ils peuvent faire des crises, rien qu'en étant dans les loges. Nous faisons donc une simulation avant le gala pour les préparer. Les familles n'auraient jamais imaginé que leurs enfants puissent se produire sur scène ainsi. Aujourd'hui, ils attendent avec impatience les répétitions chaque lundi matin », sourient les éducatrices.Projets et prochains spectacles
À la recherche de financements, l'IME souhaite étendre l'initiative à d'autres expressions artistiques et à d'autres services. Le groupe présentera son spectacle d'hiver à l'espace Fare Alais, à Saint-Martin-de-Valgalgues, le 23 janvier, puis son spectacle de fin d'année à La Grand'Combe, fin juin.