Un nouveau film ouvre la Festa del Cinema de Rome
Il suono di qualcosa di nuovo de Paolo Genovese a été choisi comme film d'ouverture de la 21e Festa del Cinema de Rome. Le film est adapté du propre roman de Genovese et explore le thème des vérités cachées dans les relations, en suivant trois couples qui vivent dans le mensonge pour préserver leur confort.Secrets et enfermement
Chaque personnage du film cache quelque chose à quelqu'un d'autre, qu'il s'agisse d'un second emploi, d'une grossesse incertaine, d'une activité illégale ou d'une pilule contraceptive prise en secret. Le récit montre comment ces mensonges, censés préserver la stabilité, finissent par devenir oppressants et isolants.Un style visuel qui accentue la tension
Le directeur de la photographie Fabrizio Lucci contribue à l'atmosphère oppressante du film grâce à des plans flous et à des cadrages qui isolent les personnages de leur environnement. Les retours en arrière sont présentés de manière inquiétante, mettant l'accent sur le passé comme un lieu de vérités enfouies plutôt que de résolution.Le portrait complexe d'Alba se démarque
Le personnage d'Alba, interprété par Emanuela Fanelli, est l'élément le plus captivant du film. Dans une relation marquée par la violence domestique, Alba subit des violences psychologiques qui ébranlent son sentiment d'identité. L'interprétation de Fanelli allie tendresse et force intérieure, évitant une représentation simpliste de la victime.D'autres personnages manquent de la même profondeur
D'autres personnages, comme Viola, jouée par Claudia Pandolfi, et le couple formé par Andrea et Andreina, sont moins finement dessinés. Leurs histoires impliquent mensonges et désirs non exprimés, mais n'atteignent pas le même niveau de profondeur émotionnelle que celle d'Alba. Un autre personnage, interprété par Claudio Santamaria, incarne une forme d'isolement différente, due à une souffrance personnelle.Une structure narrative qui paraît familière
Si l'exploration des fractures au sein des couples par Genovese est captivante, la structure chorale du film, où des existences apparemment séparées sont censées se croiser, semble trop exploitée. Cette approche manque parfois de véritable surprise ou d'engagement émotionnel, laissant le spectateur avec un sentiment de déjà-vu plutôt qu'une connexion profonde.