French Tech 2030 sélectionne 80 innovateurs dans l'IA, le spatial et les technologies quantiques, en mettant l'accent sur la R&D nationale et les partenariats industriels.
French Tech 2030 sélectionne 80 entreprises
French Tech 2030 a annoncé les 80 entreprises retenues pour sa promotion 2026, qui se concentre sur huit secteurs stratégiques, dont l'intelligence artificielle, les semi-conducteurs, les communications spatiales, l'énergie, la santé, la cybersécurité, la robotique et les technologies quantiques. Ces entreprises illustrent l'objectif du gouvernement français de renforcer les capacités technologiques nationales dans des domaines critiques tels que le calcul, la communication, la production, la sécurité et la santé.Répartition régionale des lauréats
Les 80 entreprises retenues sont réparties dans différentes régions de France : l'Île-de-France accueille 42 sièges sociaux et Auvergne-Rhône-Alpes en compte 14, soit à elles deux 70 % des lauréats. Les régions Occitanie et Provence-Alpes-Côte d'Azur comptent chacune six entreprises, tandis que la Bretagne et la Nouvelle-Aquitaine en comptent chacune quatre.Principaux secteurs et exemples d'entreprises
Les entreprises du secteur spatial sont les plus nombreuses, avec 13 lauréats, suivies de l'intelligence artificielle, des semi-conducteurs et de la santé, qui comptent chacun 11 entreprises. Parmi les exemples figurent ZML, qui travaille à l'exécution de modèles d'IA sur différents matériels, Wise Integration, qui développe des solutions de conversion d'énergie, et Hexana, qui conçoit une plateforme nucléaire destinée à produire de la chaleur et de l'électricité.Innovation et investissements en recherche
Selon les données de la Mission French Tech, les 80 lauréats ont déposé 842 brevets depuis leur création et investi 211 millions d'euros en recherche et développement en 2025. Soixante pour cent des entreprises sont issues de la recherche publique ou collaborent avec elle, ce qui témoigne d'une forte intégration de la recherche académique dans les applications industrielles.Projets industriels et présence internationale
La promotion comprend 23 usines existantes, dont une aux États-Unis, ainsi que le même nombre de projets de déploiement industriel. Cailabs, entreprise spatiale, prépare un déploiement industriel aux États-Unis et prévoit de produire jusqu'à 50 stations solaires optiques par an d'ici 2028 à Rennes. Les lauréats ont levé 1,5 milliard d'euros depuis leur création, avec le soutien de French Tech visant à les aider à accéder aux investisseurs et aux dispositifs existants.Partenariats et soutien réglementaire
Plusieurs entreprises ont noué des partenariats avec de grands industriels, comme l'automatisation robotisée d'Inbolt chez Stellantis ou la simulation industrielle de NPco avec Safran et EDF. Le parrainage de Sopra Steria, qui siège également au comité de sélection, aide ces entreprises à accéder à de grands clients et aux administrations. Le Guichet Deeptech offre un cadre réglementaire qui profite aux startups de la deeptech, y compris celles non retenues, en définissant des normes susceptibles d'influencer l'approbation de projets.