Aurore Bergé défend l'idée d'une primaire

Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, a de nouveau plaidé pour une primaire entre les partis du centre et de la droite, six mois avant l'élection présidentielle. Elle soutient cette idée depuis 18 mois et souhaite rassembler plusieurs petits partis et courants afin de définir les conditions de participation.

Bergé souligne un soutien croissant à la primaire

Mme Bergé a fait valoir que « de plus en plus de voix l'appellent de leurs vœux » et a insisté sur la nécessité de fixer les modalités d'une primaire « d'ici la fin de l'année ». Elle a indiqué que divers groupes, dont Renaissance, le MoDem, Horizons, l'UDI, le Parti radical, Les Républicains (LR) et Nouvelle Énergie, pourraient prendre part à ce processus.

Gabriel Attal soutient la primaire, mais reste en retrait dans les sondages

Le mercredi 28 octobre, Gabriel Attal, qui accuse actuellement un retard dans les sondages, s'est prononcé en faveur d'une « grande primaire des démocrates » lors de son passage au journal de 20 heures de TF1. Toutefois, Édouard Philippe, candidat d'Horizons, et Bruno Retailleau, candidat des LR, s'opposent à cette idée, selon de récents sondages.

Certains dirigeants soutiennent la primaire, d'autres s'y opposent

Michel Barnier, Gérard Larcher, Bruno Le Maire et Hervé Morin sont favorables à une primaire, tandis qu'Édouard Philippe et Bruno Retailleau y sont hostiles. Mme Bergé a insisté sur le fait que beaucoup de Français attendent que les partis s'accordent sur une candidature unique et s'impatientent de l'absence de progrès.

Bergé ne se prononce pas sur sa propre participation

Interrogée sur une éventuelle participation à la primaire, Mme Bergé n'a pas répondu, expliquant qu'il fallait d'abord que la primaire « existe ». Elle a rappelé qu'il y a 18 mois, les comités de Renaissance « ont voté presque à l'unanimité contre la primaire », ce qui montre que l'idée a déjà rencontré des résistances par le passé.