Une nouvelle étude confirme qu’il n’existe aucun lien entre le vaccin ROR (rougeole-oreillons-rubéole) et l’autisme, renforçant ainsi des décennies de recherches cohérentes sur le sujet. Des chercheurs de l’Université de Washington (UW Medicine) ont analysé 2,5 millions de dossiers médicaux pédiatriques entre 2015 et 2024. Leurs conclusions, publiées le 4 octobre 2026 dans The Pediatric Infectious Disease Journal, montrent que la vaccination par le ROR avant l’âge de deux ans n’augmente pas le risque de trouble du spectre autistique. Cette étude intervient alors que la rougeole connaît un retour aux États-Unis.
L’étude s’est appuyée sur Cosmos, un système électronique de dossiers médicaux incluant des données de plusieurs réseaux hospitaliers américains. Les recherches ont porté sur des mineurs dont les actes de naissance étaient liés à ceux de leurs parents. Les enfants déjà diagnostiqués autistes avant la vaccination ROR ont été exclus de l’étude. Les chercheurs ont utilisé une méthode d’analyse dite « ancrée sur l’âge repère », qui aligne tous les participants au même stade de développement plutôt qu’à une date fixe. Cette approche permet d’éliminer un problème courant dans les études épidémiologiques, connu sous le nom d’écart de suivi. Dans cet échantillon, 91,4 % des mineurs avaient reçu le vaccin ROR avant l’âge de 24 mois.
Le principal résultat de l’étude révèle un ratio de risque ajusté de 0,97 (IC à 99 %, 0,91 à 1,03), indiquant que le risque d’autisme est statistiquement identique chez les personnes vaccinées et non vaccinées. Cependant, les chercheurs ont souligné plusieurs limites, comme le fait que l’étude était observationnelle. Ils ont également noté que les antécédents médicaux familiaux n’étaient pas disponibles dans la base de données et que les enfants sans parent référencé dans les dossiers ont été exclus.
L’idée qu’il pourrait exister un lien entre le vaccin ROR et l’autisme remonte à 1998, lorsque une étude britannique portant sur douze enfants suggérait une association entre le vaccin, des troubles intestinaux et l’autisme. Cette étude a été rétractée en 2010 après que l’auteur eut été reconnu coupable de fraude et de conflits d’intérêts financiers. L’auteur a également été radié de l’ordre des médecins au Royaume-Uni. Depuis, plus de vingt études de cohorte menées sur plusieurs continents n’ont trouvé aucune association entre le vaccin ROR et l’autisme.
Les biais cognitifs pourraient expliquer la persistance de cette idée reçue. Les premiers signes de l’autisme apparaissent souvent entre 18 et 24 mois, une période correspondant généralement à l’administration du vaccin ROR. Cette coïncidence temporelle peut donner l’impression erronée d’un lien de causalité, que seules des études à grande échelle permettent de dissiper. La prévalence actuelle de l’autisme aux États-Unis est d’environ 3,2 %, un chiffre reflétant l’élargissement des critères diagnostiques dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM).
En 2025, les États-Unis ont enregistré 2 289 cas de rougeole, le nombre le plus élevé depuis 1991. À la mi-juillet 2026, le pays avait déjà atteint ce chiffre à nouveau. Parmi les personnes infectées, 93 % n’avaient reçu aucun vaccin ROR ou leur statut vaccinal était inconnu. Les responsables de la santé américaine estiment que le pays a perdu son statut d’éradication de la rougeole, obtenu en 2000. Pour prévenir les épidémies, le seuil d’immunité collective contre la rougeole se situe autour de 95 %. Lorsque les taux de vaccination descendent en dessous de ce niveau, le virus peut se propager plus facilement. Plusieurs comtés américains n’ont pas atteint ce seuil depuis 2023.
Une nouvelle étude confirme l'absence de lien entre le vaccin ROR et l'autisme alors que les cas de rougeole augmentent
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
mmr-vaccineautismmeasles-outbreakepidemiologyvaccine-safety



