Le terrain municipal de Bouéni, inauguré en mai 2021 pour un coût de 1,3 million d’euros, reste inutilisable depuis cinq ans, ce qui pèse lourdement sur les clubs sportifs locaux. Initialement conçu pour accueillir des événements majeurs et améliorer les conditions sportives, le site est aujourd’hui à l’abandon : le sol est déchiré et laissé à l’état de délabrement. Une seconde phase du projet, visant à couvrir le terrain pour 1,5 million d’euros, n’a jamais été menée à terme.
Plusieurs facteurs expliquent la dégradation du site. Le passage du cyclone Chido, le 14 décembre 2024, a notamment endommagé les bâches blanches récemment installées, favorisant les infiltrations d’eau et aggravant l’état des lieux. La maire actuelle de Bouéni, Mirhane Ousséni, élue en mars 2026, a souligné que les équipements sportifs avaient été négligés pendant six ans, en raison d’un manque d’entretien et de difficultés financières.
Son prédécesseur, Mouslim Abdourahaman, qui avait inauguré le terrain en 2021, a été condamné à trois ans de prison avec sursis, 50 000 euros d’amende et une inéligibilité définitive pour 19 cas de favoritisme et six conflits d’intérêts illégaux entre 2018 et 2022.
Le scrutin municipal de Bouéni a été annulé par le tribunal administratif de Mayotte le 24 juin 2026, en raison d’irrégularités majeures concernant les procurations et les signatures des électeurs. L’annulation doit désormais être confirmée ou infirmée par le Conseil d’État, saisi par Mirhane Ousséni.
Les clubs sportifs locaux subissent de plein fouet les conséquences de l’absence de terrain fonctionnel. Le club de handball, par exemple, est contraint de se déplacer dans les communes voisines pour s’entraîner et disputer ses matchs, ce qui pèse sur ses finances et l’empêche d’inscrire des équipes jeunes pour la saison à venir. L’équipe masculine a même été reléguée en deuxième division faute de catégories jeunes.
Le club de basket rencontre des difficultés similaires : l’absence de sections jeunes et de terrain complique le maintien d’une équipe senior compétitive. Les clubs explorent des solutions alternatives, comme des partenariats avec le lycée de Bouéni, dont les infrastructures ont également subi les dégâts du cyclone Chido.
La maire de Bouéni a indiqué qu’une subvention de l’État avait été allouée pour la réparation du terrain. Le principal défi reste désormais le délai de livraison du nouveau tissu de couverture, importé de l’Hexagone. Elle espère pouvoir remettre le terrain en service d’ici le début de l’année prochaine et prévoit des réunions avec les associations dès que la date de livraison sera connue. Pourtant, les clubs restent sceptiques face aux promesses passées et continuent de faire face à une grande incertitude.
Le terrain sportif de Bouéni se dégrade face aux défis financiers et politiques
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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