Elnaz Shakerdoust, actrice connue pour ses rôles dans de nombreux films iraniens, a fait une déclaration publique plusieurs semaines après une répression gouvernementale des manifestations. Elle a annoncé qu’elle ne travaillerait plus dans son pays « avec l’odeur du sang », une expression suggérant qu’elle ne participerait plus à une industrie cinématographique qu’elle associe désormais à la violence ou à la répression. La répression a suivi des manifestations massives en Iran, déclenchées par un ensemble de difficultés économiques, de tensions politiques et un tragique incident impliquant une jeune femme, qui aurait été tuée par les forces de sécurité. Les protestations ont entraîné une réponse gouvernementale sévère, incluant des arrestations et des restrictions sur les rassemblements publics. La décision de Shakerdoust reflète un sentiment croissant parmi certains artistes et citoyens en Iran, qui choisissent de se distancier des institutions qu’ils estiment avoir contribué aux troubles du pays. Ses propos ont résonné auprès de nombreux Iraniens qui estiment que l’industrie cinématographique, autrefois symbole d’expression culturelle, est désormais liée aux actions du gouvernement. Si certains professionnels du cinéma continuent leur travail dans les conditions actuelles, d’autres, comme Shakerdoust, ont choisi de prendre position. Ses déclarations soulignent la relation complexe entre l’art, la politique et la conscience individuelle en temps de crise.