Mabrouka Arnaud, autrice originaire de Toulouse, s’apprête à lancer son premier roman, Jour 2104, un thriller mêlant intrigue privée et commentaire social. L’histoire s’articule autour d’une affaire non résolue remontant à 2005, celle de la disparition d’un adolescent près de la Deûle, toujours inexpliquée. Pour concrétiser son projet, Arnaud a opté pour l’auto-édition et lancé une campagne de financement participatif sur Ulule afin de couvrir les coûts d’impression et de distribution. Elle est épaulée par Marie Lafourcade, graphiste indépendante qui a conçu l’identité visuelle et la mise en page de l’ouvrage. Si la campagne dépasse son objectif initial, un tirage plus important pourrait permettre de réduire les coûts unitaires et d’envisager une distribution dans des librairies indépendantes. Une librairie indépendante locale, Nouvelle Page à Pibrac, a déjà manifesté son intérêt pour référencer l’ouvrage dès sa parution. Dans un autre registre, la maison d’édition française Eilean Books, également connue sous le nom de De Saxus, devrait prochainement entamer une restructuration qui pourrait mener à un rachat. Selon les informations disponibles, quatre repreneurs potentiels se sont manifestés, dont Hachette Livre, Média Participations et Editis, bien que leurs approches diffèrent significativement. Parallèlement, la maison d’édition Invenit réédite Entretiens sur la pluralité des mondes de Fontenelle, texte du XVIIe siècle, enrichi d’images de la NASA sélectionnées par l’astrophysicienne Sylvie Cabrit pour en faire un outil pédagogique reliant littérature classique et astrophysique contemporaine. Côté littérature, l’autrice Mi-rage présente Petites Histoires de Guerre – La Première Guerre Mondiale, un recueil de dix nouvelles explorant l’impact mondial de la Première Guerre mondiale à travers des personnages fictifs inspirés de faits réels. Pendant ce temps, en Écosse, le gouvernement a proposé un Youth Culture Pass, offrant 200 livres sterling à chaque jeune de 18 ans pour dépenser dans la culture, y compris les livres, bien que les modalités précises d’accès des librairies à ce dispositif restent à définir. Aux États-Unis, l’industrie de l’édition a enregistré en juillet 2026 une hausse de 14 % de son chiffre d’affaires net, portée par la croissance des ventes de livres de poche et d’audiobooks, tandis que celles des ebooks reculent. Le chiffre d’affaires global pour le premier semestre de l’année atteint 6,7 milliards de dollars, en progression de 5,4 % par rapport à la même période l’an dernier. À l’inverse, l’éditeur brésilien WMF Martins Fontes a décidé de cesser ses approvisionnements auprès d’Amazon, invoquant des préoccupations liées à la concurrence par les prix, et s’est également retiré des salons du livre universitaires imposant des remises importantes. En France, la librairie indépendante La Virevolte, basée à Lyon, traverse des difficultés financières et cherche un soutien pour poursuivre son activité. Par ailleurs, la maison d’édition familiaR Éditions s’apprête à publier la première traduction française de FOJO d’Osvaldo Medina, une bande dessinée se déroulant au Portugal pendant l’entre-deux-guerres. Enfin, l’éditeur Caroline Sam’s lance une édition collector de son roman Antonio, hommage à deux figures majeures du sport automobile, Jules Bianchi et Anthoine Hubert. Dans le domaine de l’édition indépendante, la plateforme GoRead a lancé un service de traduction assistée par intelligence artificielle permettant aux auteurs de traduire leurs œuvres en neuf langues pour un coût d’environ 270 euros, une initiative susceptible de bouleverser les équilibres économiques du secteur. Parallèlement, l’édition française fait face à des enjeux majeurs, tels que l’impact du prêt numérique en bibliothèque sur les ventes, les défis rencontrés par les librairies indépendantes ou encore la nécessité d’une répartition plus équitable des ressources culturelles. Parmi les autres actualités marquantes figurent le décès de plusieurs personnalités du monde littéraire et éditorial, comme Janine Boissard, autrice française connue pour ses romans populaires, ou encore Peter May, écrivain écossais à l’origine de la Trilogie Lewis. L’industrie de l’édition observe également un intérêt croissant pour l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la création de contenus, certains auteurs et éditeurs étant scrutés de près quant à l’éventuelle utilisation de l’IA dans le processus d’écriture.