Depuis le début du mois d’octobre 2026, les élèves du secondaire de la région francophone de Belgique manifestent contre une nouvelle réforme de l’enseignement adoptée par le Parlement. La réforme a donné lieu à des manifestations massives, les élèves quittant les salles de classe pour se rassembler dans l’espace public afin d’exprimer leur mécontentement. Les changements proposés par le gouvernement concernent notamment l’organisation de l’année scolaire, la répartition des heures de cours et les méthodes d’évaluation des performances des élèves. Les protestations ont attiré l’attention des médias locaux et internationaux, certains observateurs établissant des parallèles avec les mouvements lycéens en France. En France, les élèves du secondaire manifestent depuis plusieurs mois contre des réformes similaires, notamment celles relatives au baccalauréat et à la structure générale de l’enseignement secondaire. Toutefois, les étudiants belges insistent sur le fait que leur mouvement est distinct et ancré dans des préoccupations spécifiques. Les élèves belges estiment que la réforme ne répond pas de manière adéquate aux défis auxquels ils sont confrontés, comme l’augmentation de la charge de travail, la pression de la performance et le manque de soutien pour les élèves ayant des besoins éducatifs spécifiques. Ils réclament un programme plus flexible, davantage de ressources en santé mentale et une répartition plus équitable des moyens pédagogiques entre les différentes régions. Le gouvernement a réagi en affirmant que la réforme était nécessaire pour moderniser le système éducatif et répondre aux exigences du marché du travail. Cependant, les leaders étudiants ont rejeté cet argument, insistant sur le fait que la réforme a été mise en œuvre sans consultation suffisante des élèves eux-mêmes. Alors que les manifestations se poursuivent, la situation reste tendue, aucune des deux parties ne semblant prête à faire des concessions dans l’immédiat.