Pendant le mois d’octobre rose, l’Institut Curie en France a annoncé un projet révolutionnaire impliquant des modèles miniatures capables de recréer les caractéristiques des tumeurs en laboratoire. Cette recherche s’inscrit dans un effort mondial visant à développer la technologie des « tumor-on-a-chip », qui vise à personnaliser les traitements du cancer du sein. Ces modèles, plus petits qu’une clé USB, sont conçus pour tester divers traitements afin de déterminer la solution la plus efficace pour les patientes atteintes de formes complexes de cancer du sein. Après une biopsie, la chercheuse Stéphanie Descroix prélève un petit morceau de tumeur, à peu près de la taille d’un fil de vermicelle, contenant à la fois des cellules cancéreuses et des cellules immunitaires. Ces cellules sont ensuite mélangées à du collagène pour former une structure en 3D reproduisant les conditions réelles, avant d’être injectées dans un petit compartiment transparent.
L’appareil dispose de quatre petits trous sur les côtés, qui servent de réservoirs pour le milieu nutritif nécessaire au maintien des cellules et pour les médicaments testés. Après quatre jours dans un incubateur à la température du corps humain, la survie et la mort des cellules sont mesurées à l’aide d’un colorant spécial qui les rend visibles. Ce processus permet d’évaluer la sensibilité de chaque tumeur de patiente à différents traitements, notamment dans les cas complexes comme le cancer du sein métastatique. Le cancer du sein triple négatif, qui représente 15 % de tous les cas de cancer du sein et est plus agressif, bénéficie grandement de cette approche. Le modèle microfluidique permet de tester des médicaments anticancéreux en dehors du corps humain, et il est possible de créer simultanément entre 10 et 30 puces à partir d’une seule biopsie, ce qui permet de tester plusieurs traitements.
À ce stade de la recherche, les premières études ont montré que dans 80 % des cas, ces microtumeurs réagissent aux traitements de la même manière que les tumeurs chez les animaux. Pour confirmer la précision de ces modèles, un essai clinique sera lancé l’année prochaine. En plus de la technologie « tumor-on-a-chip », les chercheurs de l’Institut Curie développent également des organoïdes — des structures en 3D composées de cellules cancéreuses prélevées chez les patientes et placées dans de petits tubes d’hydrogel où elles s’auto-organisent comme de vraies tumeurs. Ces organoïdes sont exposés à divers traitements de chimiothérapie, et leurs réponses sont visualisées dans des « tumorograms » pour aider à identifier les meilleures options thérapeutiques.
« Les organoïdes sont puissants parce que vous pouvez en cultiver beaucoup à partir d’un petit échantillon », explique la Dre Descroix. « Mais l’inconvénient, c’est qu’il faut du temps. » En France, plus de 61 000 cas de cancer du sein sont diagnostiqués chaque année, dont plus de 3 000 (soit 5 %) chez des femmes de moins de 40 ans. Selon la professeure Anne Vincent-Salomon, directrice de l’Institut des cancers de la femme, l’incidence du cancer du sein a augmenté de plus de 12 % chez les femmes de moins de 35 ans au cours de la dernière décennie. Le cancer du sein triple négatif, qui touche de manière disproportionnée les patientes plus jeunes, est un axe majeur de la recherche à l’Institut Curie. Deux essais cliniques sont actuellement en cours : l’un (Skyline) vise à prédire la résistance à l’immunothérapie et à en comprendre les causes, tandis que l’autre (Cupcake) cherche à détecter plus tôt la récidive du cancer en identifiant les métastases avant l’apparition des symptômes. La Dre Florence Coussy, gynécologue et oncologue à l’Institut Curie, a souligné lors d’une conférence de presse que la proportion de ce type de cancer avec un pronostic à court terme plus sombre est deux fois plus élevée chez les jeunes femmes que dans la population générale (20 % contre 10 %). Selon une dépêche publiée par l’AFP le 16 septembre 2026, le cancer du sein est la première cause de mortalité par cancer chez les femmes.
L’Institut Curie fait progresser le traitement personnalisé du cancer du sein grâce à des modèles miniatures de tumeurs
Contenu réécrit par une IA à partir de sources de presseComment ça marche
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Sources d'origine :
- 🇫🇷Vidal



