En Côte d’Ivoire, l’industrie minière prend une place de plus en plus importante dans l’avenir économique du pays, notamment avec l’essor de l’exploitation aurifère et le potentiel de nouveaux projets. Récemment, le gouvernement a annoncé que la future mine d’or de Boundiali, actuellement en développement par l’entreprise australienne Aurum Resources, devrait créer 4 200 emplois directs et indirects pendant sa phase de construction. Cette information a été communiquée le 8 octobre, à l’issue d’une réunion entre le Premier ministre ivoirien Beugré Mambé et Caigen Wang, PDG d’Aurum Resources. L’entreprise prévoit de commencer les travaux du projet d’ici fin 2026. Boundiali s’est transformé ces deux dernières années, passant d’une zone sans découverte majeure à un site doté de ressources minérales significatives, totalisant 3,22 millions d’onces d’or. La mine devrait produire 1,5 million d’onces d’or sur une période de 11 ans, avec un démarrage de la production prévu en 2028. Le gouvernement a également indiqué que le projet devrait générer 2 200 emplois permanents pendant sa phase d’exploitation. Cependant, aucun détail n’a été fourni sur la proportion de ces postes qui sera réservée aux travailleurs locaux. Le secteur minier en Côte d’Ivoire a connu une hausse de l’emploi, passant de 8 291 emplois en 2016 à 16 325 en 2024. Malgré ces avancées, Aurum Resources doit encore franchir plusieurs étapes avant de prendre la décision finale de construire la mine de Boundiali. Il lui faut notamment finaliser l’étude de faisabilité définitive d’ici le quatrième trimestre 2026, obtenir un permis d’exploitation minière et lever les fonds nécessaires. Le coût estimé du financement du projet s’élève actuellement à 342 millions de dollars. La réussite du projet Boundiali pourrait marquer un tournant pour l’industrie minière ivoirienne et pour l’économie du pays dans son ensemble. Toutefois, l’entreprise doit surmonter plusieurs défis majeurs avant de pouvoir avancer, notamment l’obtention des permis et la garantie que les communautés locales bénéficieront du projet. Ni le gouvernement ni Aurum Resources n’ont encore précisé les modalités d’implication des travailleurs locaux dans les opérations de la mine.